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Bulletin Quotidien Europe N° 10128
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/Économie

Un Sommet pour décider de l'activation du plan d'aide à la Grèce au plus tard le 10 mai

Bruxelles, 28/04/2010 (Agence Europe) - Les négociations en vue de soutenir la Grèce sont sur la bonne voie et devraient permettre aux dirigeants de la zone euro de se prononcer sur le versement des prêts « au plus tard le 10 mai ». C'est ce qu'a indiqué mercredi 28 avril, depuis Tokyo où il participait au Sommet UE/Japon, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, qui convoquera d'ici cette date un Sommet (à Bruxelles) des chefs d'État ou de gouvernement des pays de la zone euro.

« La Commission européenne est en train de faire des progrès rapides avec la BCE, le FMI et le gouvernement grec pour essayer de mettre la dernière main au plan d'ajustement de la Grèce et cela devrait être bouclé d'ici quelques jours » (on parle du 2 mai), a par ailleurs expliqué à la presse le porte-parole du commissaire Olli Rehn. « Sur cette base les États membres prendront la décision qu'ils jugeront nécessaire » et tous les États membres de la zone euro sont en train de terminer leurs procédures leur permettant de fournir un soutien financier à la Grèce tel que prévu dans les décisions du 25 mars et du 11 avril. Tous sont « déterminés à garantir la stabilité de la zone euro dans son ensemble » et il ne fait aucun doute que nous répondrons « en temps voulu » aux besoins de la Grèce.

Pas de rééchelonnement de la dette grecque. Comme l'a souligné M. Van Rompuy, il n'est pas question d'envisager une restructuration de la dette grecque (sous la forme d'un rééchelonnement des délais). « Ça ne fera pas partie du programme qui est en train d'être négocié pour la Grèce » et cela n'interviendra pas dans un État membre de la zone euro, a réaffirmé le porte-parole du commissaire Rehn. Selon lui, « une restructuration de la dette n'est pas une option, parce que les États membres de la zone euro en ont décidé ainsi (en optant pour le mécanisme mixte de soutien, NdlR), c'est une volonté politique ». Un tel scénario n'est donc « même pas abordé dans les discussions à Athènes avec les autorités grecques », a-t-il martelé, en rejetant toute spéculation sur cette question. Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, avait lui à nouveau assuré qu'un défaut de paiement de la Grèce ou de n'importe quel autre pays de la zone euro était « hors de question ».

Pas de révision à la hausse de la contribution des Européens. Alors que, selon la presse, le FMI pourrait augmenter le montant de sa contribution (de 15 milliards d'euros la première année, elle pourrait être rehaussée de 5 à 10 milliards), cela ne sera pas le cas pour les prêts bilatéraux de la zone euro. « Pour la zone euro pour la première année le chiffre est clair: 30 milliards d'euros. Pour l'année d'après, on n'a pas encore identifié de chiffre ».

Le comportement des agences de notation irrite. En tout cas, il « suscite certains doutes », selon le porte-parole. « Nous ne faisons pas de commentaires sur leur notation » mais « on assiste à des phénomènes de spéculation et nous allons les garder à l'œil », prévient-il, en s'interrogeant sur la rationalité des décisions de dégradation des notes financières de la Grèce (mais aussi du Portugal) prises par Standard and Poor's. « L'évolution des marchés au jour le jour peut-elle être tenue pour une réalité absolue ? », un programme de stabilité avec des mesures ambitieuses et réalisables dont l'impact budgétaire est calculé de façon très précise « n'est-il pas une réalité beaucoup plus solide ? ». Pour sa collègue chargée du marché intérieur, « nous attendons que lorsque les agences de notation évaluent le risque grec, elles tiennent dûment compte des fondamentaux de l'économie grecque et du paquet de soutien préparé par la BCE, le FMI et la Commission ». (A.B.)

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