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Bulletin Quotidien Europe N° 10128
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/Éducation/sport/culture

Androulla Vassiliou présente les avantages de la future initiative « Youth on the move » et promet de mettre en œuvre une politique européenne du sport

Bruxelles, 28/04/2010 (Agence Europe) - La commissaire Androulla Vassiliou, responsable de l'éducation, de la culture, de la jeunesse et des sports, a défendu lundi 26 avril, devant la commission éducation et culture du Parlement européen, sa nouvelle initiative « Youth on the move » qu'elle présentera en juin prochain via une communication. L'échange de vues a porté également sur d'autres aspects du portefeuille de Mme Vassiliou, notamment le sport et la culture.

« Youth on the move » est un nouveau cadre politique qui englobe les objectifs que la Commission européenne voudrait voir atteints en matière d'éducation dans la stratégie UE 2020. Il s'agit, en particulier, de ramener à 10% en moyenne le pourcentage des jeunes qui quittent prématurément l'école et d'arriver à un pourcentage de 40% en moyenne de jeunes qui décrochent un diplôme universitaire ou équivalent. Ces objectifs peuvent être atteints grâce à une société plus équitable, a souligné Mme Vassiliou. Elle envisage, pour accompagner cette initiative, un nouveau programme intégré pour la mobilité de l'apprentissage, dans le cadre des prochaines perspectives financières de l'Union européenne. L'objectif est de simplifier les procédures pour l'accès aux programmes existants en matière d'éducation (Erasmus, Erasmus Mundus, Comenius, etc.), en mettant en place un programme « parapluie » qui les regroupe. « On ne va pas supprimer ces programmes qui ont beaucoup de succès, mais mettre en place un point unique (…) afin de simplifier les procédures et alléger les charges administratives », a expliqué la commissaire. Pour atteindre les objectifs en 2020, la Commission se concentrera sur quatre points: 1) la mobilité des jeunes ; 2) de nouvelles compétences pour de nouveaux emplois ; 3) l'innovation ; 4) l'agenda numérique. Les députés se sont montrés parfois dubitatifs quant à la nécessité d'un tel programme. « « Youth on the move » ne permettra pas de simplifier et de réduire la paperasse. Il nous faut un programme tout au long de la vie comme on a aujourd'hui », a estimé la présidente de la commission parlementaire, Doris Pack (PPE-DE, allemande). Marco Scurria (PPE, italien) a demandé plus de précisions quant à la structure de ce programme et quelle sera sa valeur ajoutée par rapport aux programmes existants. Helga Trüpel (Verts/ALE, allemande) a demandé dans quelle mesure « Youth on the move » facilitera l'accès aux programmes existants. Pour ce qui concerne les objectifs en matière de jeunes en décrochage scolaire et de jeunes diplômés de l'enseignement supérieur, Piotr Borys (PPE, polonais) s'est demandé s'ils étaient bien « réalistes ». Katarina Nevedalová (S-D, slovaque) a évoqué pour sa part la mauvaise image véhiculée par la formation professionnelle: beaucoup de jeunes ont l'impression que ce n'est pas une bonne voie à emprunter, a-t-elle fait remarquer. Dans beaucoup de pays, la formation est encore le « parent pauvre » de l'enseignement. Il faut identifier les enfants en échec scolaire et les voies où ils pourraient s'orienter et développer leurs talents tout en continuant à se former. Il faut moderniser la formation professionnelle, la rendre plus visible et l'étendre aux campus universitaires, estime Mme Vassiliou.

Le sport, devenu une compétence communautaire depuis l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, a également suscité l'intérêt des députés. Doris Pack a invité la Commission à devenir proactive en matière de sport et à tracer les lignes d'une véritable politique européenne en la matière, malgré les éventuelles réticences du Conseil des ministres. « Soyez plus audacieuse, faites des choses concrètes », a demandé Doris Pack. Il faut un geste fort et faire une proposition législative pour montrer l'importance du sport avec l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, a renchéri Santiago Fisas Ayxela (PPE, espagnol), tout en reconnaissant les compétences nationales (voire régionales dans certains pays comme l'Espagne ou l'Allemagne) pour les disciplines sportives. La commissaire s'est voulue rassurante, indiquant que la Commission allait adopter une communication en novembre. On est en train d'adopter une action préparatoire pour 2011 et sur base de cette expérience, on adoptera un programme pour 2012 et 2013, a-t-elle déclaré. Mais il faut être réaliste compte tenu des restrictions imposées par les perspectives financières qui ne permettront pas de débloquer beaucoup d'argent, a prévenu Mme Vassiliou. Selon elle, la valeur ajoutée d'une politique européenne du sport, par rapport aux initiatives nationales, sera d'insister sur le rôle sociétal du sport et sur ses capacités de renforcer l'inclusion sociale, son influence bénéfique pour la santé, la lutte contre le dopage, la protection de mineurs (sportifs) et le rôle du sport en matière d'éducation et de formation.

En matière de culture, la commissaire a présenté le Livre vert sur l'avenir des industries culturelles et créatives, qui devait être adopté le lendemain par le collège des commissaires (EUROPE n° 10127), et qui « lancera le débat sur la manière de mettre en place de meilleures conditions pour développer de meilleures perspectives (…) et un meilleur accès aux financements, et promouvoir la diversité culturelle ». Elle a également parlé du problème épineux des droits d'auteur et de propriété intellectuelle qui se pose dans les processus de numérisation des contenus culturels en cours. Elle a assuré vouloir travailler à une solution, en étroite coopération avec la commissaire responsable de l'Agenda numérique, Neelie Kroes. (I.L.)

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