Bruxelles, 30/03/2010 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, souscrit aux principaux messages contenus dans une lettre rédigée par les dirigeants de cinq pays du G20 et adressée à leurs homologues des principaux pays industrialisés. Par la voix d'une porte parole, qui s'exprimait mardi 30 mars devant la presse, la Commission a salué la démarche du groupe de pilotage du G20, qui réunit les pays hôtes passés ou futurs du Groupe, en soutenant leur appel à mettre en œuvre les initiatives que le G20 s'est engagé à prendre. Dans leur lettre, le président des États-Unis Barack Obama, le Premier ministre canadien Stephen Harper, le président français Nicolas Sarkozy, le président sud-coréen Lee Mynug-bak et le Premier ministre britannique Gordon Brown, appellent notamment à assurer une étroite coopération entre les politiques macroéconomiques et à poursuivre la réforme de la réglementation en vue de renforcer le système financier international.
À l'issue du Conseil européen des 25 et 26 mars, lors duquel la préparation du prochain Sommet du G20 a été discutée (26-27 juin à Toronto), le président de la Commission avait souligné le besoin de faire preuve d'unité dans les enceintes internationales. « L'UE devrait utiliser sa présence plus cohérente au G20 pour alimenter les discussions avec de nouvelles idées et insuffler un élan pour mener à bien ses objectifs visant à soutenir la reprise globale et mettre les marchés financiers sur la base solide dont ils ont besoin », a répété mardi la porte parole. Selon elle, « notre message sera plus fort si on peut dire que l'UE a fait ses devoirs, c'est pourquoi, avant Toronto, nous devrions chercher un accord sur certains des dossiers clés dans les services financiers ». Et de citer la question des gestionnaires de fonds alternatifs ou celle des fonds propres des banques.
La semaine dernière, le président Barroso avait aussi « appelé le G20 à formuler un message clair sur une stratégie de sortie pour soutenir la reprise », a-t-elle rappelé, en espérant qu'à Toronto, les dirigeants des vingt pays les plus industrialisés rechercheront « un accord sur des principes directeurs pour la sortie des déficits budgétaires, y compris les conditions de mise en œuvre de cette sortie lorsque la reprise devient auto-suffisante ». En fin de compte, un succès du Sommet de Toronto dépend de la « capacité des dirigeants du G20 à s'engager en faveur d'actions significatives ». (A.B.)