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Bulletin Quotidien Europe N° 10093
Sommaire Publication complète Par article 30 / 33
INTERPENETRATION ECONOMIQUE / (eu) Égalité des sexes

L'égalité hommes-femmes reste un mythe dans le monde du travail, selon le Forum économique mondial. - Les plus grandes entreprises mondiales ne font toujours pas appel aux talents féminins. C'est ce qu'il ressort de l'enquête annuelle du Forum économique mondial, « Corporate Gender Gap Report - 2010 ». Ce rapport, qui étudie l'égalité hommes-femmes au travail, couvre quelque 600 sociétés leaders dans 16 secteurs dans 20 pays (Autriche, Belgique, Brésil, Canada, République tchèque, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Inde, Italie, Japon, Mexique, Pays-Bas, Norvège, Espagne, Suisse, Turquie, Royaume-Uni et États-Unis). « En cette journée internationale de la femme, les conclusions de cette étude constituent une sonnette d'alarme. Elles montrent que le monde de l'entreprise ne fait pas assez pour parvenir à l'égalité hommes-femmes », souligne l'étude. En dépit des progrès réalisés par certains groupes scandinaves, américains ou britanniques, leaders en la matière, « l'idée que de nombreuses entreprises s'étaient converties à l'égalitarisme ou sont devenues plus ouvertes aux femmes reste un mythe ». La cartographie de l'emploi féminin reste assez classique, avec un grand écart entre les pays où l'on retrouve le plus grand pourcentage de femmes et le peloton de queue. Les pays qui recensent le plus fort pourcentage de femmes employées à tous niveaux sont: les États-Unis (52%), l'Espagne (48%), le Canada (46%) et la Finlande (44%). En queue de peloton, on retrouve l'Inde (23%), le Japon (24%), la Turquie (26%) et - plus étonnant- l'Autriche (29%). Par secteur, celui des services est en moyenne le plus gros recruteur de femmes, surtout dans les services financiers et l'assurance (60%), les services professionnels (56%), les médias et les loisirs (42%). Les secteurs où les femmes sont les moins présentes sont l'automobile (18%), le secteur minier (18%) et l'agriculture (21%). Par ailleurs, les femmes restent cantonnées dans les catégories d'emplois basses ou moyennes et se font rares dans les postes à responsabilité. Seule la Norvège, qui dispose d'une loi contraignante en la matière, compte en général plus de 40% de femmes dans les conseils d'administration. Quant aux femmes qui occupent un poste de directeur d'entreprise, elles ne sont que 5% à atteindre cette position dans les 600 entreprises recensées. Dans certains pays, ce nombre est un peu plus élevé: en Finlande (13%), en Norvège (12%), en Turquie (12%), en Italie (11%) et au Brésil (11%). La question de l'inégalité des salaires reste plus que jamais d'actualité: 72% des entreprises interrogées ne s'y sont pas attaquées du tout. Toutefois, une tendance plus positive émerge: près de 40% des entreprises commencent à songer à se fixer des objectifs, quotas ou autres discriminations positives envers les femmes. (I.L.)

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