Bruxelles, 03/11/2009 (Agence Europe) - Le nombre d'immigrants clandestins interceptés aux portes de l'Union européenne a nettement diminué depuis le début de l'année en raison de la crise économique, a indiqué fin octobre Gil Arias Fernandez, le directeur-adjoint de Frontex. Au total, 51 600 immigrants illégaux ont été interceptés aux frontières terrestres et maritimes de l'UE durant les six premiers mois de l'année, soit 17 % de moins qu'en 2008 pendant la même période, a-t-il déclaré, lors d'une conférence de presse à Madrid.
Le responsable de Frontex a notamment attribué cette diminution à la crise économique qui réduit aux yeux des candidats à l'immigration les perspectives de trouver un emploi en Europe et leur propre capacité à financer leur voyage. Il a toutefois mis en garde contre une reprise de cette immigration clandestine une fois la situation économique améliorée. La Grèce arrive en tête des pays ayant intercepté le plus grand nombre de clandestins depuis le début de l'année, avec 70 % du total, devant l'Italie (13 %) et l'Espagne (environ 9 %), a indiqué M. Fernandez. Les arrivées de clandestins par voie maritime ont nettement baissé en Espagne et en Italie depuis le début de l'année. Selon lui, cette baisse significative s'explique notamment par les efforts déployés par Frontex et la garde civile espagnole, ainsi que par la coopération de l'Espagne avec les pays d'origine comme la Mauritanie et le Sénégal. Un parallèle pourrait également être fait avec la coopération italo-libyenne. En revanche, les arrivées d'illégaux ont fortement augmenté en Grèce, où elles sont passées de 9 500 pendant les six premiers mois de 2008 à 14 000 entre janvier et juin, en raison d'un afflux croissant de ressortissants afghans et somaliens. M. Fernandez a attribué cette augmentation au manque de coopération de la Turquie. Ces chiffres ne prennent pas en compte le nombre de personnes refoulées aux aéroports. (B.C.)