Bruxelles, 03/11/2009 (Agence Europe) - Le changement climatique est placé haut dans l'agenda du sommet UE/États-Unis qui se tient mardi 3 novembre à Washington au lendemain de l'entretien bilatéral entre le président du Conseil européen, Fredrik Reinfeldt, avec le président américain (voir nouvelle précédente). Il est d'ores et déjà acquis qu'en dépit de la meilleure volonté, le président Obama pourra difficilement s'engager sur des réductions d'émissions ambitieuses tant qu'il n'aura pas l'aval du sénat américain sur la loi climat.
À quelques heures du sommet UE/États-Unis, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, insistait néanmoins sur l'importance de résoudre collectivement le défi mondial du réchauffement climatique. « C'est ensemble que nous devrons faire face au changement climatique qui menace nos moyens de subsistance et notre sécurité. Il est primordial que nous amenions nos négociateurs à dégager des solutions lors de la conférence des Nations unies sur le changement climatique qui se tiendra à Copenhague en décembre », soulignait-il dans un communiqué.
Pour Benita Ferrero-Waldner, commissaire européenne chargée des Relations extérieures, ce sommet UE/États-Unis «intervient alors que l'UE est sur le point de remanier en profondeur les structures de sa politique étrangère, ce qui en fera un partenaire plus fort, plus cohérent et plus efficace sur la scène internationale ».
Friends of the Earth International (FOE), pour sa part, appelle le président Obama à « mériter » le Prix Nobel qu'il a reçu pour ses efforts visant à renforcer la diplomatie internationale. L'ONG estime qu'au lieu de coopérer efficacement à la résolution de la crise climatique, « l'administration américaine sape les accords existants et permet aux nations riches d'esquiver la responsabilité qui leur incombe de montrer l'exemple pour résoudre la crise climatique ». Si l'ouverture dont fait preuve le président Obama à l'égard de la diplomatie et des négociations internationales constitue un changement bienvenu, elle doit se traduire par une action tangible, souligne l'ONG. « Le changement dans lequel nous pouvons croire n'est pas la poursuite de la politique climatique de l'ère Bush. Pour mériter son prix Nobel, le président Obama doit mettre un terme à ce non-sens isolationniste et s'engager à agir en coopérant pour résoudre la crise climatique », déclare Kate Horner, analyste politique de FoE États-Unis. (A.N.)