Bruxelles, 26/10/2009 (Agence Europe) - La situation dans les Grands Lacs africains est au menu des ministres des Affaires étrangères des 27 réunis à Luxembourg. Les conclusions qu'ils adopteront ce mardi 27 octobre, sans en discuter plus avant, sont un message d'encouragement à la poursuite des efforts de pacification déployés dans cette sous-région africaine, avec un point noir toutefois: la situation dans l'Est de la République du Congo (RDC) qui continue d'être source de préoccupation pour l'Union européenne, tant du point de vue sécuritaire que de la situation humanitaire alarmante.
Le Conseil salue l'amélioration sensible des relations diplomatiques entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Il souligne l'importance de consolider la paix et la stabilité dans l'Est de la RDC et appelle les deux pays limitrophes à mettre pleinement en œuvre les accords de paix de Nairobi et de Goma ainsi que l'accord d'Ihusi du 23 mars 2009.
Le Conseil demeure « profondément préoccupé » par la gravité de la situation humanitaire dans l'Est de la RDC, causée par « les attaques et les atrocités perpétrées par le FDLR et la LRS, mais aussi par l'armée congolaise contre la population locale durant les opérations Kimia II et Rudia II ».
Il condamne en particulier le recrutement d'enfants soldats qui a toujours cours et l'usage répandu de la violence sexuelle. Aussi presse-t-il toutes les parties au conflit de respecter le droit humanitaire international et les droits de l'Homme, y compris le devoir de protection des civils.
Le Conseil appelle le gouvernement congolais à garantir que tous les responsables de ces violations seront comptables de leurs actes et à coopérer avec la Cour pénale internationale. Il souligne que le contrôle, en temps opportun, des agissements des commandants et des soldats des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) est, à cet égard, d'une importance cruciale.
L'UE salue la campagne « zéro tolérance pour la violence sexuelle », lancée par le Président Kabila, comme une étape importante pour mettre un terme à l'impunité, et se déclare prête à soutenir les autorités congolaises et les organisations internationales dans leur combat contre ce type de violence.
Le Conseil affirme que la réforme de la sécurité en RDC demeurera la priorité de l'UE.
S'agissant du Burundi, le Conseil salue les progrès significatifs enregistrés dans le processus de paix et presse le gouvernement de faire son possible pour organiser des élections générales en 2010 qui soient libres, équitables et transparentes. (A.N.)