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Bulletin Quotidien Europe N° 10006
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/guinÉe

En réponse à la répression sanglante du 28 septembre, l'UE impose des sanctions ciblées à la junte militaire et un embargo sur les armes

Bruxelles, 26/10/2009 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères des 27 réunis à Luxembourg vont décider ce mardi 27 octobre, sans débat, d'imposer des sanctions ciblées aux membres du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) et aux individus associés qui, le 28 septembre dernier à Conakry, ont œuvré à la répression dans le sang d'une manifestation pacifique d'opposants à la junte militaire de Moussa Dadis Camara, président autoproclamé.

Ces sanctions ciblées, adoptées au titre de la politique étrangère et de sécurité commune (sanctions PESC, dites « intelligentes »), consistent en un embargo sur les armes, un gel des avoirs financiers détenus dans l'UE par les membres du CNDD et personnes associées responsables de la répression violente ou de l'impasse politique actuelle en Guinée, ainsi qu'une limitation des visas qui leur seront délivrés pour se rendre en Europe.

Dans ses conclusions, le Conseil de l'UE condamne avec vigueur « l'attaque violente du 28 septembre contre des civils non armés » qui s'est traduite par « des violations flagrantes des droits de l'Homme », en particulier des morts, des blessés et des viols en très grand nombre.

Le Conseil se dit toujours « gravement préoccupé par la situation » dans le pays et appelle les autorités du CNDD à s'abstenir de toute nouvelle violence. Il se félicite de la décision du secrétaire général des Nations unies d'établir une commission d'enquête internationale pour faire la lumière sur les massacres commis. L'Union européenne attend les résultats de cette enquête dont elle tiendra compte, précisent les conclusions. Le Conseil salue les efforts importants déployés par la CEDEAO (Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest) et l'Union africaine pour restaurer l'État de droit en République de Guinée et réitère son appui au facilitateur Blaise Compaoré, président de la République du Burkina Faso. Hommage est aussi rendu au travail du groupe international de contact sur la République de Guinée.

Le Conseil se félicite également des résultats du sommet de la CEDEAO du 17 octobre. Sont jugés particulièrement opportuns l'appel à la mise en place d'une nouvelle autorité transitoire, la décision d'imposer à la Guinée un embargo sur les armes et l'intention de la CEDEAO de travailler avec l'Union africaine à un régime de sanctions ciblées sur des individus. (A.N.)

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