Bruxelles, 23/10/2009 (Agence Europe) - Le projet de révision budgétaire de la Commission européenne continue de provoquer les critiques de la part des représentants des régions européennes (EUROPE n°10004). Après le président de l'Association des régions françaises (ARF), Alain Rousset, la présidente de l'Assemblée des Régions d'Europe (ARE), Michèle Sabban, a adressé, vendredi 23 octobre, à José Manuel Barroso une lettre de protestation dans laquelle se pose la question de la confiance des régions d'Europe « dans une Commission qui envisage de réviser la politique régionale aux débuts de sa mise en œuvre », la période de financement 2007-2013 n'ayant commencé que l'an dernier. De plus, Mme Sabban deplore que « ce projet de révision semble impliquer une re-nationalisation substantielle ou de facto de la politique de cohésion. Ceci serait une erreur. À l'heure où les autorités locales et régionales s'attendent à une extension par le Traité de Lisbonne du principe de subsidiarité aux niveaux infra-nationaux ainsi qu'à l'affirmation de la gouvernance à niveaux multiples, la Commission semble préparée à saper ces dispositions par le biais d'une concentration sur la convergence nationale ». Quant à la proposition concernant l'augmentation des ressources allouées aux États membres moins avancés plutôt qu'aux régions, Michèle Sabban affirme qu'elle « sert surtout à diffuser une culture de prise de décisions politiques centralisée et sectorielle au détriment du véritable objectif: la cohésion territoriale. Les conséquences d'une telle approche sont l'équivalent d'une Europe à deux vitesses, qui est pour le moins discriminatoire, voire désastreuse ». (G.B.)