Bruxelles, 23/10/2009 (Agence Europe) - Le Parlement européen redoute de nouveaux retards et des coûts additionnels engendrés dans la modernisation du Système d'Information Schengen de seconde génération (SIS II), la future base européenne de données qui stocke des informations biométriques sur les personnes ainsi que les biens volés ou disparus. Dans une résolution déposée par les groupes PPE, S&D, ADLE et ECR et adoptée, jeudi 22 octobre, par 507 voix pour, 88 contre et 19 abstentions, les députés constatent que les « nombreux problèmes et retards » du nouveau système jettent des doutes quant à la viabilité du projet. Ils demandent donc à la Commission, qui gère le contrat pour la mise en œuvre du SIS II, de faire connaître précisément les coûts additionnels engendrés par les retards. Lors du débat qui s'est tenu lundi, le commissaire à la Justice et aux Affaires intérieures, Jacques Barrot, a indiqué un surcoût d'un million d'euros pour le premier des deux jalons du système, et a annoncé que la Commission avait réclamé des pénalités au contractant. Les députés souhaitent par ailleurs éviter que le même scénario ne se reproduise pour le système d'information sur les visas (VIS), qui doit être basé sur la même plateforme technique que le SIS II. Concernant le VIS, M. Barrot a indiqué que le contractant n'était pas parvenu à satisfaire les critères requis et que certains États membres rencontraient des difficultés à adapter leurs systèmes nationaux. (B.C.)