15/02/2010 (Agence Europe) - La ministre de la Justice française, Michèle Alliot-Marie, envisage sérieusement la mise en place d'un parquet européen. C'est ce qu'elle a déclaré, jeudi 11 février, à l'ouverture d'un séminaire organisé par la Cour de cassation sur le thème « Un ministère public chargé de défendre les intérêts de la société européenne ». La garde des Sceaux affirme que l'idée d'un parquet européen qui a mis « plus d'un demi-siècle à s'imposer » est désormais « concrètement envisageable », grâce au Traité de Lisbonne qui « nous en fait prendre le chemin ». Ce futur parquet européen aura comme tâches, selon le Traité de Lisbonne, de « rechercher, poursuivre et renvoyer en jugement les auteurs et complices d'infractions portant atteinte aux intérêts financiers de l'Union. ». Rappelons que le montant des fraudes dont fait l'objet l'Union s'élève à plus d'un milliard d'euros par an. (V.L.B.)