Bruxelles, 15/02/2010 (Agence Europe) - Contrairement à leurs homologues chargés de la justice, les ministres des Transports de l'UE qui se sont réunis vendredi 12 février à La Corogne dans le cadre d'une réunion informelle, semblaient ne pas être opposés à l'idée d'une législation européenne sur l'introduction des scanners corporels dans les aéroports de l'UE. Une position commune pourrait être adoptée lors du Conseil Transports du 24 juin. Cité par l'AFP le ministre espagnol des Transports, José Blanco, a réitéré que le Conseil pourrait « prendre une décision », après avoir examiné un rapport qui sera rédigé par la Commission européenne d'ici avril. D'après lui, les gouvernements de l'UE ont été d'accord pour adopter une position commune sur les scanners corporels, à condition que leur utilisation soit conforme à la protection de certaines libertés fondamentales des ressortissants européens. « L'Allemagne ne s'est pas opposée à l'utilisation de nouvelles technologies. Elle a seulement affirmé qu'avant d'implanter les scanners, il devait y avoir une série de garanties », a répondu M. Blanco interrogé par la presse à l'issue de la réunion. Et d'ajouter que cette position ne pouvait en aucun cas « être interprétée comme contraire à l'installation des scanners ». Également présent à la réunion, le commissaire chargé des Transports, Siim Kallas, a toutefois laissé entendre que la position de l'UE et des États-Unis, qui plaident pour l'installation de cette technologie, n'était pas unanime. « Assurer la sécurité des passagers est notre intérêt commun (aux États-Unis et à l'UE), mais nos approches sont très différentes sur de nombreux détails », a-t-il dit, selon l'AFP. Intervenant au cours du débat au Parlement européen, qui a eu lieu mercredi 10 février, M. Kallas a estimé que la technologie de scannage n'était pas une « panacée ». Il a aussi affirmé que l'attentat déjoué le 25 décembre sur le vol reliant Amsterdam à Détroit a démontré l'efficacité des standards de sûreté existants dans l'UE mais pas celle des services de renseignement. « L'aviation demeure une cible pour les terroristes. Nous ne pouvons pas l'ignorer. Mais l'incident (sur le vol Amsterdam - Détroit) a montré en premier lieu l'échec du renseignement - l'échec à relier les points », a-t-il estimé. (A.By.)