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Bulletin Quotidien Europe N° 10078
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/brÉsil

Celso Amorim n'exclut pas une plainte à l'OMC contre la décision européenne d'autoriser un supplément d'exportation de sucre

Bruxelles, 15/02/2010 (Agence Europe) - Si cela est nécessaire, nous lancerons un processus de consultation auprès de l'Organisation mondiale du commerce, a déclaré le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim, à propos de la récente décision de la Commission européenne d'autoriser un supplément d'exportation de 500 000 tonnes de sucre, lundi 15 février, à l'issue de la quatrième réunion ministérielle entre l'Union européenne et le Brésil (EUROPE n°10069). Toujours sur le volet commercial, il existe, d'après M. Amorim, « une possibilité d'avancer de manière très concrète » dans les négociations portant sur un accord d'association entre l'UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) afin de parvenir à « un accord qui ne sera pas final mais pas non plus une déclaration politique » lors du Sommet UE/Amérique latine du 18 mai à Madrid. Reste à savoir quel sera le niveau d'ambition des parties, sachant que les pays latino-américains sont de grands exportateurs de produits agricoles, « un thème délicat pour l'UE », a-t-il prévenu. Évoquant « l'accord basique » mis au point il y a 18 mois dans le cadre des négociations du cycle de Doha et que l'UE et le Brésil étaient prêts à accepter, le ministre brésilien a dit sa conviction qu'une percée dans les relations UE/Mercosur pouvait inspirer « la partie multilatérale » des négociations commerciales. Le Brésil représente à lui seul 70% du PIB du Mercosur.

Haïti. L'UE et le Brésil ont évoqué la situation en Haïti un mois après le séisme dévastateur qui a frappé le pays le plus pauvre du continent américain. « Nous n'avons pas seulement discuté des actions menées actuellement sur le terrain mais des actions à mener en coopération sur le long terme » en vue de porter assistance à la population haïtienne, a déclaré la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères Catherine Ashton. M. Amorim a indiqué que son pays fournissait « 20% » des forces militaires présentes dans l'île caribéenne soit « plus de 2000 personnes » et contribuait à hauteur de « 250 millions de dollars » d'aide, « une quantité importante pour un pays en voie de développement ».

Iran. Sur la question iranienne, Mme Ashton a estimé que l'UE et le Brésil s'efforçaient ensemble d'obtenir « une preuve claire » de la volonté de Téhéran de collaborer et de respecter ses obligations internationales en la matière. Sinon, « nous devons montrer notre détermination à nous assurer que les règles seront respectées », a-t-elle affirmé. Pour M. Amorim, il existe « une opportunité » dans ce dossier si le droit des autorités iraniennes à disposer d'un programme nucléaire pacifique est respecté, tout en donnant les assurances nécessaires à la communauté internationale que le programme ne sert pas d'autres objectifs.

Interrogé sur les ambitions de la Présidence espagnole concernant les relations entre l'UE et Cuba, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Ángel Moratinos, a réitéré la position de son pays selon laquelle, après « une longue période » ayant produit « de maigres résultats », il est temps de « lancer un débat » afin d'améliorer les relations entre les deux partenaires et d'obtenir « des engagements de la part des autorités cubaines sur un thème fondamental comme celui des droits de l'homme ». Le ministre espagnol a par ailleurs confirmé que son gouvernement étudiait la possibilité d'accueillir « 5 détenus » de la prison de Guantánamo. « Si nous sommes tous d'accord pour dire que la prison de Guantánamo était une horreur, un anachronisme inacceptable, éthiquement insupportable, faisons les efforts pour fermer Guantánamo », a-t-il estimé. Et d'espérer que les autres États membres fourniront un effort à la hauteur de leur capacité, même si chaque pays reste souverain dans la prise d'une telle décision. (M.B.)

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