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Bulletin Quotidien Europe N° 10078
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/haÏti

La demande d'aide supplémentaire formulée par le Premier ministre d'Haïti est toujours à l'étude dans les capitales

Bruxelles, 15/02/2010 (Agence Europe) - Face à l'ampleur du désastre et à l'approche de la saison des pluies, le Premier ministre d'Haïti a demandé la semaine dernière l'envoi de renforts militaires, un appui logistique supplémentaire et des tentes pour assurer l'hébergement d'urgence de plus de 1 million de sans abris. Cette demande est actuellement à l'étude dans les capitales européennes, selon une source proche de la cellule de coordination (EUCO Haïti) mise en place à Bruxelles à la fin du mois de janvier. Contrairement à ce que nous avons indiqué à la fin de la semaine dernière sur la base de données qui nous ont été transmises par le cabinet de Mme Ashton, le secrétaire général des Nations unies n'a présenté aucune demande formelle de renforts militaires et l'UE n'a pas engagé la moindre action préparatoire visant à lancer une mission au titre de la PSDC.

Selon l'ONU, la sécurité s'est améliorée en Haïti, alors que les 3500 casques bleus supplémentaires que le Conseil de sécurité a décidé le mois dernier d'envoyer sont en cours de déploiement. « 900 militaires du Brésil arrivent aujourd'hui et demain », a déclaré jeudi le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, lors d'une conférence de presse à New York. Une compagnie d'ingénieurs du Japon comptant 190 militaires est en route ainsi que des unités de Corée du Sud (240 militaires) et de République dominicaine (150 militaires), a-t-il ajouté. Le Bangladesh, Israël, l'Italie, les Pays-Bas et l'Espagne ont promis 500 policiers et d'autres doivent arriver d'Inde, du Pakistan, du Rwanda et de Turquie. Sur ce renfort de 500 policiers, environ 300 proviennent des pays de l'UE, y compris la France.

Le chef par intérim de la mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), Edmond Mulet, s'est toutefois dit inquiet au sujet des 5000 prisonniers qui se sont échappés lors du séisme. Ils seraient responsables d'une hausse des viols dans des camps de déplacés et d'affrontements pour contrôler les quartiers. Pour l'instant, 200 d'entre eux ont été capturés.

Selon les estimations du gouvernement haïtien, le séisme du 12 janvier a fait plus de 210 000 morts et 300 000 blessés. L'ONU estime que plus de 3 millions de personnes ont été affectées et que 2 millions ont besoin d'aide alimentaire. Plus de 1,1 million de personnes sont sans abri. (O.J.)

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