Bruxelles, 27/07/2009 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont donné lundi 27 juillet leur feu vert à des négociations avec Washington sur un accord permettant aux États-Unis de continuer à accéder aux informations du réseau inter-bancaire SWIFT dans le cadre de la lutte anti-terroriste (EUROPE n° 9947). « Il ne s'agit en aucune façon de donner un chèque en blanc aux États-Unis, comme certaines critiques veulent le faire croire », a affirmé lundi le vice-président Jacques Barrot, cherchant visiblement à disculper la Commission européenne. Les coprésidents des Verts au Parlement européen, Rebecca Harms et Daniel Cohn-Bendit, ont en effet accusé José Manuel Barroso de vouloir contourner le Parlement européen dans la négociation de cet accord qui représente « une violation flagrante des droits fondamentaux des citoyens ».
Le mandat de négociation donné à la Présidence suédoise de l'UE et à la Commission vise à la conclusion d'un « accord temporaire de la durée de quelques mois », a expliqué M. Barrot. « Les États-Unis pourront continuer à accéder temporairement aux données considérées nécessaires, seulement suite à une vérification de la légalité de leurs demandes et sous strict contrôle judiciaire », a-t-il assuré. Pour le futur, la Commission est fermement engagée à négocier un accord définitif avec les États-Unis seulement après l'entré en vigueur du Traité de Lisbonne de manière à ce que le Parlement soit pleinement associé dans la négociation. En vertu de la conclusion d'un futur accord intérimaire, les États-Unis pourront continuer à accéder aux données considérées nécessaires seulement suite à une vérification de la légalité de leurs demandes et sous strict control judiciaire, selon le commissaire. « Il faut être très objectif: il n'y a pas d'accès illimité et sans vérification, au contraire il y des règles et il y a des limites très claires », a affirmé Jacques Barrot. (B.C.)