Bruxelles, 11/05/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne a autorisé, jeudi 7 mai, le projet de rachat de Cadence, fabriquant tchèque de pièces automobiles par l'un de ses concurrents, l'entreprise canadienne Magna. Après avoir examiné l'opération, la Commission est parvenue à la conclusion qu'elle n'entravait pas de manière significative l'exercice d'une concurrence effective dans l'espace économique européen (EEE) ou une partie substantielle de celui-ci.
Le Règlement 4064-89 du Conseil du 21 décembre 1989, modifié par le règlement du 30 juin 1997, organise le contrôle par la Commission européenne sur les opérations de concentration de dimension communautaire. En effet, son autorisation dépend du critère de la création ou du renforcement de la position dominante des entreprises.
Magna est un fournisseur de pièces automobiles exerçant des activités diversifiées à l'échelle mondiale. Cadence Innovation s.r.o., succursale européenne de Cadence Innovation LLC, États-Unis, exploite des sites de fabrication situés en République tchèque et en Hongrie. Elle est spécialisée dans la production de pare-chocs, de grilles de radiateur, de panneaux de portière, de tableaux de bord et d'autres composants plastiques moulés. Les activités des parties ne se chevauchent donc que dans une mesure limitée et les parts de marché cumulées de l'entité issue de la concentration seraient relativement faibles.
De plus, les clients de Magna et de Cadence ont confirmé qu'ils pouvaient facilement se tourner vers plusieurs autres fournisseurs de pare-chocs et que l'opération proposée ne devrait pas avoir d'effets négatifs sur les marchés en cause.
La Commission en a donc conclu que l'opération envisagée ne poserait pas de problème de concurrence. (H.D.)