Bruxelles, 21/04/2009 (Agence Europe) - L'Égypte et l'UE réunissent, lundi 27 avril à Luxembourg, la 5ème session de leur Conseil d'association. En prélude à cette rencontre périodique devant examiner la mise en œuvre de l'accord durant l'année écoulée, le réseau euro-méditerranéen des droits de l'Homme a adressé une lettre aux 27 pointant du doigt les « contradictions » entre les affirmations selon lesquelles ils militent pour les droits de l'Homme et en font un élément essentiel des accords et, en même temps, le fait qu'ils se satisfont de la situation politique en Égypte et envisagent l'octroi à ce pays d'une sorte de « statut avancé ». Le REMDH affirme que la situation est pourtant en « constante dégradation » et cite l'exemple de la permanence de l'état d'urgence en vigueur depuis 25 ans et qui génère des « sérieuses violations de droits de l'Homme contre les militants et les mouvements politiques ». Il s'y ajoute « le harcèlement continu des journalistes ». Cette répression touche en particulier les ONG et les minorités religieuses, affirme le REMDH. D'autres sources dénoncent les actes répréhensibles à l'encontre de migrants subsahariens hébergés dans des camps de transit soutenus par l'UE. Au plan politique interne, un geste significatif a été consenti en février dernier par la libération de l'opposant Ayman Nour dont le crime fut de se présenter comme candidat à l'élection présidentielle contre Hosni Moubarak. Malgré la privation de ses droits civiques, M. Nour, qui était il y a une semaine en visite à Bruxelles, auprès des institutions européennes, a fait savoir qu'il entendait continuer à faire de la politique au sein de son parti Ghad. (F.B.)