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Bulletin Quotidien Europe N° 9886
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/serbie

Vers la libéralisation des visas d'ici la fin de l'année et l'octroi d'une aide budgétaire et macro-financière - L'ASA reste bloqué

Bruxelles, 21/04/2009 (Agence Europe) - La Serbie peut espérer figurer d'ici la fin de l'année sur la « liste blanche » des pays tiers dont les citoyens sont autorisés à entrer dans la zone Schengen sans visa. Le commissaire Olli Rehn a annoncé lundi que la Commission européenne allait présenter un rapport au Conseil « avant la fin de la Présidence tchèque », soit avant fin juin, sur la manière dont les pays des Balkans occidentaux remplissent ou pas les critères définis par la Commission dans sa feuille de route en vue de la libéralisation des visas. Dans ce rapport, la Commission fera des recommandations précises sur chacun des pays concernés qui seront strictement jugés « selon leur mérite propre », a insisté M. Rehn à l'issue d'une entrevue avec le ministre serbe des Affaires étrangères, Vuk Jeremic, lundi 20 avril à Bruxelles. Il appartiendra ensuite au Conseil de décider, à la majorité qualifiée, quels pays pourront bénéficier de la suppression des visas, normalement encore avant la fin de l'année. Les chances que la Serbie soit parmi ceux-ci sont plutôt bonnes. « L'année 2009 peut devenir l'année de la libéralisation des visas pour tous les citoyens serbes », a commenté M. Rehn devant la presse, soulignant qu'il y a « des raisons d'être optimiste ». M. Jeremic s'est aussi dit optimiste ; selon lui, la recommandation de la Commission devrait être positive. Belgrade a tout fait pour satisfaire aux critères de la feuille de route de la Commission car la libéralisation des visas « représente, à court terme, la priorité la plus importante » du gouvernement serbe, a souligné le ministre.

Aide budgétaire et macro-financière. MM. Rehn et Jeremic ont aussi annoncé que la Commission et les autorités serbes étaient très proches d'un accord sur l'octroi d'une aide budgétaire à la Serbie pour l'aider à faire face à la crise financière et économique. À cette fin, la Commission transformerait la moitié de l'aide préadhésion prévue pour cette année (soit près de 100 millions d'euros) en aide budgétaire (EUROPE n° 9868). Parallèlement, la Commission étudie aussi la possibilité d'une aide macro-économique et macro-financière au pays, a confirmé M. Rehn. « Nous voulons démontrer que l'UE se préoccupe de la Serbie dans cette situation difficile ».

ASA. Rien de nouveau à signaler, en revanche, du côté de l'accord de stabilisation et d'association (ASA) dont le processus de ratification par les États membres reste bloqué par le veto des Pays-Bas. Un diplomate néerlandais a confirmé lundi que les Pays-Bas attendent toujours que la Serbie fasse preuve d'une pleine et entière coopération avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) et qu'elle arrête le général Radko Mladic, accusé de crime de guerre. Outre le blocage de la ratification de l'ASA, le véto néerlandais empêche aussi la mise en œuvre de l'accord intérimaire qui permet d'appliquer le volet commercial de l'ASA sans attendre sa ratification. Face à cette situation, la Serbie a décidé de mettre unilatéralement en vigueur cet accord intérimaire. Une décision que M. Rehn a expressément saluée lundi.

Kosovo. M. Jeremic a encore déclaré devant la presse que la Serbie ne reconnaîtra « en aucun cas et en aucune circonstance » l'indépendance du Kosovo, même si la Cour internationale de justice (devant laquelle Belgrade a porté l'affaire) en arrive à conclure que la déclaration unilatérale d'indépendance de février 2008 n'est pas contraire au droit international. (H.B.)

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