Bruxelles, 08/04/2009 (Agence Europe) - L'Agence européenne aux frontières extérieures, Frontex, a annoncé, lundi 6 avril, qu'elle repoussait à plus tard le lancement de son opération de lutte contre l'immigration illégale en Méditerranée centrale. Dans un courrier adressé à une dizaine d'États membres, Frontex annonce que les missions aériennes et maritimes, qui devaient être lancées le 16 avril prochain dans le cadre de l'opération Nautilus 2009, ont finalement été « retardées ». La raison invoquée par l'Agence est un différend entre Malte et l'Italie sur le point de débarquement des migrants sauvés en mer. Contactée par EUROPE, la Commission européenne dit être au courant de la situation. « Nous encourageons les États membres à prendre part activement à l'opération Nautilus et à trouver une solution entre eux, notamment sur la question du débarquement, pour permettre le lancement de l'opération le plus vite possible », a souligné la Commission. L'opération Nautilus devait précisément être lancée dans la zone où a eu lieu, fin mars, le naufrage d'une embarcation de fortune qui a fait au moins 21 morts et plus de 200 disparus, selon l'Organisation internationale des migrations (OIM). Cette année, l'ensemble des opérations menées par Frontex, soit une vingtaine, se verront allouer un budget total de 39 millions d'euros. L'opération Nautilus est quasi permanente puisqu'elle dure normalement de la fin mars jusqu'à la fin du mois de novembre. Les problèmes d'interprétation découlant des obligations internationales relatives au droit de la mer sont courants entre les États membres. C'est la raison pour laquelle la Commission prépare actuellement des lignes directrices afin de permettre aux pays européens d'agir selon le même modus operandi lorsqu'il est question du sauvetage de vies en mer, a expliqué une source européenne. (B.C.)