Bruxelles, 08/04/2009 (Agence Europe) - « La Commission a décidé de donner un nouvel élan politique à l'aquaculture européenne », s'est félicité Joe Borg, le commissaire européen à la Pêche et aux Affaires maritimes, en présentant, mercredi 8 avril, la nouvelle stratégie destinée à développer l'élevage de poissons de mer, d'eau douce, de mollusques et de crustacés (voir le détail de la communication sur l'aquaculture dans EUROPE n° 9878). Il est temps de « libérer tout le potentiel de l'aquaculture européenne », a ajouté le commissaire, et cette initiative devrait permettre de le faire, selon lui.
M. Borg a rappelé qu'avec une progression moyenne mondiale de 6 à 8 % par an, l'aquaculture est le secteur de production alimentaire qui affiche la croissance la plus rapide. Confrontée à une forte demande en produits de la mer, l'UE doit importer beaucoup de produits issus de l'aquaculture. « Nos importations représentent 75% de la valeur de notre production aquacole européenne interne », a précisé Joe Borg. Il a rappelé que le secteur aquacole de l'UE produit environ 1,3 million de tonnes de poissons, de mollusques et de crustacés (soit seulement 2% du total mondial en aquaculture), pour un chiffre d'affaires d'environ trois milliards d'euros, et qu'il emploie 65 000 personnes.
Parmi les atouts du secteur européen, M. Borg a cité: - l'UE est à la pointe de la recherche et de la technologie en aquaculture ; - il y a, dans l'UE, une forte croissance de la demande en produits aquacoles: - le cadre législatif en place permet d'assurer un haut niveau de protection des consommateurs, de santé des animaux aquatiques et de protection environnementale. Cependant, le secteur aquacole européen a de nombreux défis complexes à relever. La communication de la Commission retient trois objectifs stratégiques: - améliorer la compétitivité du secteur ; - créer les conditions d'un développement durable de l'aquaculture ; - améliorer la gouvernance.
En répondant à des questions de la presse, M. Borg a expliqué: - le renforcement de la production aquacole en Europe pourrait avoir pour conséquence une réduction de la pression sur la pêche en mer ; - jusqu'en 2013, l'aquaculture bénéficie du soutien du FEP (Fonds européen pour la pêche) ; - « Nous avons commencé » à développer l'éco-étiquetage de certains produits de la pêche capturés en mer, et la prochaine étape pourrait être l'éco-étiquetage des produits aquacoles et transformés (à condition de respecter les règles de l'OMC). (L.C.)