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Bulletin Quotidien Europe N° 9876
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/g20

Concrétiser les décisions du Sommet

Bruxelles, 03/04/2009 (Agence Europe) - « Nous avons dit ce que nous ferons, maintenant nous ferons ce que nous avons dit ». Telle est la conclusion et l'engagement pris par José Manuel Barroso à l'issue du Sommet du 2 avril (EUROPE n° 9875). La voie tracée à Londres devra se refléter dans les décisions qui seront prises au cours des prochains mois, en vue d'une nouvelle réunion des dirigeants avant la fin de l'année (probablement à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies, où tous les dirigeants de la planète se rendront à la mi-septembre).

Devant la presse, le président de la Commission européenne s'est félicité des résultats du G20 qui répondent aux attentes en cinq points qu'il avait lui-même exprimées avant la réunion (EUROPE n° 9873). Les conclusions du G20 sont « un réel signal d'énergie et de coordination », a apprécié M. Barroso, qui insiste: « Il ne peut y avoir de miracles. Mais les citoyens peuvent se réveiller demain en sachant que les choses changeront. Nous n'autoriserons pas cette crise à se produire à nouveau et, dans les semaines et mois à venir, nous mettrons en œuvre les étapes nécessaires pour restaurer notre économie globale et la remettre sur pied ». Au niveau européen, la Commission présentera notamment des initiatives sur la rémunération des dirigeants, les hedge funds et les fonds d'investissement le 21 avril prochain. La proposition sur la supervision financière dans l'UE suivra en mai.

Pour Joseph Daul aussi, la satisfaction prévaut. Dans un communiqué, le président du groupe PPE-DE au Parlement européen déclare notamment: « Le Centre-Droit européen est pour une économie sociale de marché, c'est-à-dire pour une économie dotée de règles, qui favorise une cohésion sociale indispensable. Le G20 a poussé dans cette direction. L'Europe a bien fait de mettre la pression pour aboutir à ce résultat, et elle doit la maintenir pour que les décisions de Londres soient appliquées au plus vite ». Même son de cloche chez Wilfried Martens, le dirigeant du parti PPE. Les socialistes, en revanche, regrettent une obstruction conservatrice à un nouvel effort de relance budgétaire, dont le monde a pourtant besoin immédiatement, selon Poul Nyrup Rasmussen. Si le président du parti PSE salue le travail accompli par Gordon Brown pour arracher un accord satisfaisant sur plusieurs points, il attend notamment les propositions de la Commission pour juger du sérieux et de la réalité des mesures annoncées.

Plusieurs décisions prises jeudi devront en effet être étoffées pour véritablement concrétiser, dans la transparence et à plusieurs niveaux, le changement de cap vanté à l'issue du Sommet. Il faudra développer dans le détail les éléments concernant la supervision financière renforcée (en particulier l'effectivité des sanctions éventuelles contre les juridictions non coopératives et la mise en place des principes développés par le Forum de stabilité financière en matière de paiement et de bonus), la réforme approfondie des institutions financières internationales, la mobilisation des financements en faveur du commerce mondial, ou la manière de traiter les actifs dépréciés.

D'autres points du communiqué peuvent aussi décevoir ceux qui attendaient un calendrier concret et ambitieux en vue de conclure les négociations de Doha (la nouvelle administration américaine a encore besoin de temps pour se positionner sur le dossier) ou ceux qui espéraient un engagement plus explicite sur l'environnement. Le projet britannique d'inclure un engagement visant à octroyer une part substantielle des plans de relance en faveur de projets à faible teneur en carbone a échoué. Il n'était pas possible, selon certains diplomates, de convaincre la Chine sur ce point, et le G20 se contente donc d'un paragraphe plutôt vague inséré en toute fin du communiqué. (A.B.)

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