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Bulletin Quotidien Europe N° 9876
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/eurogroupe

La situation économique irlandaise est « grave »

Bruxelles, 03/04/2009 (Agence Europe) - Réuni de manière informelle à Prague vendredi 3 avril, l'Eurogroupe a fait un tour d'horizon de la situation économique dans la zone euro. Ils ont émis des inquiétudes vis-à-vis du cas irlandais qui pourrait avoir des répercussions sur l'ensemble de la zone, mais font confiance à Dublin pour rétablir les conditions d'un rétablissement à moyen terme. « Le gouvernement irlandais est conscient du problème grave qui se pose en Irlande », a déclaré Jean-Claude Juncker à l'issue de la réunion. Le président de l'Eurogroupe a indiqué que le ministre des Finances irlandais Brian Lenihan avait annoncé à ses homologues que le gouvernement irlandais allait prendre « des mesures supplémentaires » afin de respecter l'engagement de stabiliser le déficit public national à hauteur de -9,5%. « Nous soutenons pleinement (cet) engagement », a déclaré Joaquín Almunia. Et le commissaire européen chargé des affaires économiques et monétaires d'ajouter: « Nous sommes convaincus que, pour restaurer la confiance, pour attirer les investisseurs, pour créer les conditions d'un rétablissement durable de l'économie irlandaise, une des conditions nécessaires, ce n'est pas la seule, est de commencer la consolidation budgétaire qui restaurera la stabilité à moyen et long termes des finances publiques irlandaises ». Il a expliqué que la dette publique irlandaise avait augmenté « très très rapidement, pas seulement à cause du déficit budgétaire mais aussi en raison du soutien apporté au secteur financier ». Jean-Claude Trichet a insisté sur le fait que la Banque centrale européenne (BCE) qu'il préside était en train de « refinancer les banques commerciales irlandaises, d'une manière illimitée à un taux fixe, à travers la Banque nationale irlandaise ». Celle-ci a annoncé ce vendredi que le Produit intérieur brut allait enregistrer une contraction de 7% en 2009 et de 3% en 2010, un phénomène qu'elle a qualifié de « sans précédent ». Selon elle, les conditions économiques et financières mondiales exceptionnellement difficiles ne font qu'empirer l'ajustement de l'économie irlandaise.

Interrogés sur les résultats du Sommet du G20 qui s'était tenu la veille à Londres (EUROPE n° 9875), les ministres des Finances ont fait part de leur satisfaction. « Si vous comparez la situation d'hier avec le début de 2007 avant le début des turbulences financières, je pense que nous avons fait beaucoup de progrès. Je suis très satisfait particulièrement de l'aide apportée par les États-Unis en matière de mise en œuvre et d'amélioreration de la réglementation » financière, a déclaré le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück. « Vous avez vu la réaction hier des marchés », s'est félicitée Christine Lagarde. Consciente que toutes les difficultés ne vont pas être réglées « en un jour », la ministre française a estimé que les décisions prises au G20 représentent de « bonnes bases pour la refondation d'un système plus stable ».

Selon le communiqué qu'ont adopté les leaders mondiaux, « l'ère du secret bancaire est révolue ». Jeudi, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié trois listes: - une liste des pays ayant mis en œuvre de manière substantielle ses normes internationales sur l'entraide administrative en matière d'échange d'informations ; - une liste grise des 38 pays et territoires qui se sont engagés à mettre en œuvre ces normes mais ne les appliquent pas encore, dans laquelle figurent l'Autriche, la Belgique et le Luxembourg ; - une liste noire des juridictions non coopératives (Costa Rica, Malaisie, Philippines, Uruguay). Le ministre autrichien des Finances, Josef Pröll, a estimé que l'inscription de son pays sur la liste grise était « la preuve que nous avons fait un pas dans la bonne direction ». « J'ai pris connaissance de la liste et j'ai constaté, tout comme mes collègues autrichien et belge, que nous y (dans la deuxième liste, NDLR) figurons », a indiqué M. Juncker. Selon le premier ministre luxembourgeois, cette liste « factuelle » énumère « les États qui ont accepté la convention cadre de l'OCDE sur l'échange d'informations sur demande et qui n'ont pas encore pu l'appliquer car cette application passe nécessairement par la conclusion d'accords de non double imposition ». Faisant savoir que son pays négociait avec « la France et l'Allemagne » l'inclusion de clauses spécifiques dans les accords bilatéraux existants, il a pointé l'impossibilité de conclure « une vingtaine d'accords » seulement « trois semaines après avoir accepté les normes OCDE ». À son arrivée, il avait jugé « un peu incompréhensible » le traitement réservé à certains pays du G20. Selon lui, certains États américains tels que le Delaware, le Wyoming et le Nevada devraient figurer sur les listes de l'OCDE. La Chine a également obtenu que Macao et Hong-Kong ne soient pas montrés du doigt. (M.B.)

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