Bruxelles, 26/11/2008 (Agence Europe) - La Cour constitutionnelle tchèque a jugé mercredi 26 novembre que le Traité de Lisbonne est compatible avec la constitution du pays. Le verdict ouvre la voie à la ratification du traité par les deux chambres du Parlement tchèque (Chambre des députés, Sénat), peut-être encore avant le 1er janvier 2009 quand le pays assumera la présidence semestrielle de l'UE. Même si des obstructions techniques pourraient encore retarder les votes, une majorité suffisante semble acquise dans les deux chambres pour approuver le nouveau traité qui a l'aval du gouvernement de Mirek Topolanek. La situation s'est notamment détendue au Sénat où les eurosceptiques de l'ODS ont perdu leur majorité constitutionnelle lors des élections du 25 octobre. Reste à voir la réaction du président Vaclav Klaus qui a annoncé qu'il ne signerait la loi de ratification que quand l'Irlande aura ratifié le traité (une position également prise par le président polonais Lech Kaczynski). La Commission européenne est « tout à fait confiante que la République tchèque honorera les engagements pris au moment de la signature du traité », a commenté mercredi une porte-parole de José Manuel Barroso. Le président du PE, Hans-Gert Pöttering, a salué la « fin du blocage » de la ratification tchèque et exprimé l'espoir que le traité puisse entrer en vigueur rapidement, « idéalement avant les élections européennes de 2009 ». (H.B.)