Bruxelles, 13/10/2008 (Agence Europe) - Dans un communiqué conjoint publié lundi 13 octobre, la Présidence française du Conseil Écofin et la Commission européenne ont accueilli favorablement « la disponibilité du FMI à apporter son assistance technique et financière » à la Hongrie « afin de soutenir la confiance et la stabilité » du pays qui est fortement confronté aux effets de la crise financière. En fin de semaine dernière, la devise hongroise a en effet perdu près de 10% de sa valeur, avant de se redresser après l'intervention de la banque centrale. Une baisse du forint que les analystes expliquent par une fuite de capitaux provoquée par un mouvement de panique de certains investisseurs. Le Premier ministre hongrois, Ferenc Gyurcsany, s'est félicité, lors d'une conférence de presse lundi 13 octobre, du soutien de l'UE et du FMI, estimant avoir repoussé une première attaque spéculative, alors que son pays fait face à plusieurs défis (notamment budgétaires).
La Présidence française et la Commission s'engagent « à utiliser tous les instruments disponibles pour soutenir la Hongrie dans la conduite de son économie pendant cette période difficile (…) », notamment ceux du traité permettant de compléter la possible assistance financière du FMI. Ils précisent vouloir s'assurer « que toute conditionnalité attachée à un possible financement du FMI serait cohérente et apporterait son soutien aux conseils de politique économique donnés au pays dans le cadre européen (…) ». La Hongrie a affiché un déficit de 9,2% en 2006 qu'elle est parvenue à réduire progressivement (3,8% attendu en 2008). Budapest souhaitait revenir sous les 3% en 2009, comme le lui a recommandé le Conseil, mais la situation actuelle rend improbable la réalisation de cet objectif. (A.B.)