Bruxelles, 13/10/2008 (Agence Europe) - Si l'objectif de ne pas laisser filer les déficits demeure, le Pacte de stabilité et de croissance révisé (PSC) dispose des éléments de flexibilité nécessaires pour pouvoir apprécier l'évolution des finances publiques des États membres à la lumière de la crise actuelle (EUROPE n° 9756). Les dispositions qu'il contient sur les circonstances exceptionnelles permettront ainsi à la Commission de l'appliquer en bonne intelligence et d'ajuster le délai et le rythme prescrits pour la correction d'un éventuel déficit excessif, a confirmé, lundi 13 octobre, la porte-parole de Joaquín Almunia. Sans pouvoir encore juger précisément de l'impact qu'auront pour les finances publiques les mesures nationales de soutien au système bancaire, « nous assisterons inévitablement à une détérioration des finances publiques puisque les recettes fiscales sont en train de baisser », parfois fortement, « alors que, dans le même temps, les dépenses publiques restent égales ou sont en train de croître dans les pays où le chômage a déjà augmenté », a constaté la porte-parole. Si la détérioration des finances publiques se confirme, qu'en est-il de l'accord de Berlin recommandant un retour à l'équilibre en 2010 (voire 2012) ? Trop tôt pour le dire, selon elle, mais « nous savons tous dans quelles circonstances cet accord informel a été trouvé: c'était en période de croissance », en avril 2007, a-t-elle déclaré, laissant entrevoir là aussi une certaine souplesse à venir. (A.B.)