Luxembourg, 06/06/2008 (Agence Europe) - Les États membres de l'Union ne font pas preuve de solidarité pour accueillir sur leur territoire des réfugiés irakiens. À la demande de l'Allemagne, une discussion a eu lieu sur ce sujet, jeudi 5 juin à Luxembourg, entre les ministres de l'Intérieur de l'UE. « Les États membres ont été encouragés à accepter chez eux des groupes de personnes vulnérables, essentiellement des femmes et des enfants », a expliqué le ministre slovène de l'Intérieur, Dragutin Mate, à l'occasion d'une conférence de presse. « Toutefois, je doute que l'on parvienne à un compromis », a-t-il avoué. Selon lui, les ministres ont plutôt insisté sur la nécessité d'aider les Irakiens dans leur pays et dans les pays voisins. Avec les fonds disponibles, on peut aider beaucoup plus de gens sur place, a-t-il précisé. De son côté, le commissaire européen chargé de l'Immigration, Jacques Barrot, a demandé un effort de solidarité de la part des États membres: « Il va falloir que les Européens se répartissent l'effort ». Lors de la réunion, il a déclaré que la Commission était prête à aider financièrement les États membres qui accepteraient d'accueillir des réfugiés irakiens, à hauteur de 4000 euros par réfugié lorsqu'il s'agit d'une femme, d'un mineur non accompagné ou d'une personne ayant des problèmes de santé. Il a renchéri en disant que le Haut Commissariat aux Réfugiés était également en mesure de gérer 20.000 cas en 2009 pour des réinstallations. « L'effort est à la portée de l'UE », a souligné le commissaire, se félicitant que la Présidence française soit favorable à la poursuite de la discussion. (B.C.)