Luxembourg, 06/06/2008 (Agence Europe) - Les pays européens se sont montrés plutôt confiants, jeudi 5 juin, concernant le projet américain d'autorisation électronique de voyage (ESTA), même s'ils attendent l'analyse de la Commission prévue en juillet. Le projet américain, connu sous le nom d'ESTA (Electronic system for travel authorization), prévoit que les ressortissants des pays européens dispensés de visa pour se rendre aux États-Unis devront remplir un formulaire électronique de demande d'autorisation de voyage 72 heures avant d'embarquer (EUROPE n° 9675 et 9676). « Personnellement, je ne pense pas qu'il s'agit d'un visa », avait déclaré jeudi 5 juin le ministre slovène de l'Intérieur, Dragutin Mate, en arrivant au Conseil JAI à Luxembourg. En fin de journée, le ministre a modéré ses propos, indiquant qu'il attendait l'étude réalisée par la Commission pour voir s'il s'agit ou non d'un visa. Il n'a cependant pas caché qu'il était séduit par un tel projet: « 90 % des demandes auront une réponse en quelques minutes et l'autorisation donnée est valable deux ans, ce qui est un avantage pour les personnes effectuant des déplacements fréquents aux États-Unis ». La Présidence n'est pas la seule à être confiante. « Cela va faciliter la vie des voyageurs européens », a fait remarquer le ministre allemand Wolfgang Schäuble. Compte tenu du principe de réciprocité existant entre l'UE et les États-Unis en la matière, si l'UE considérait l'ESTA comme un visa, les Américains devraient alors demander un visa pour se rendre en Europe. L'autre solution consisterait à créer un ESTA européen. La Commission a annoncé les résultats d'une étude de faisabilité pour début 2009, mais, pour l'instant, cette idée ne suscite pas l'intérêt des États membres. (B.C.)