Maribor, 27/05/2008 (Agence Europe) - Michel Barnier, le ministre français de la Pêche, a déclaré lundi 26 mai, en marge de la réunion informelle du Conseil Agriculture qui se tient dans la ville slovène de Maribor, qu'il souhaitait profiter du semestre de la Présidence française de l'UE (juillet à décembre 2008) pour lancer un débat sur deux thèmes: les effets de la hausse du prix du gazole sur les activités des marins-pêcheurs et la gestion « plus efficace » des quotas de pêche.
« Le gazole impacte directement l'activité des marins-pêcheurs partout en Europe », a déclaré Michel Barnier, qui a redit sa conviction selon laquelle (comme dans d'autres domaines) « le bon cap doit être européen » en matière de politique de pêche. Il demande: - une évaluation pays par pays de l'impact, de la dépendance, de la pêche européenne à l'égard du gazole: - de mesurer ces conséquences, « objectivement », dans chacun des pays qui ont une façade maritime.
Par ailleurs, Michel Barnier a souhaité, pour tenir compte du contexte actuel, un relèvement du plafond (actuellement de 30 000 euros par entreprise et sur trois ans) des aides « de minimis » dans le secteur de la pêche. Les aides de ce type correspondent aux aides d'État de faible montant qui ne doivent pas être notifiées à la Commission et qui ne risquent pas d'affecter la concurrence au sein du marché intérieur (EUROPE n° 9575).
La Présidence française compte aussi provoquer un débat entre États membres sur la gestion des quotas de pêche. Une gestion que Michel Barnier souhaite plus « efficace et plus objective du point de vue de l'état de la ressource ». Il souhaite que ces discussions aboutissent sur des idées pour « moderniser cette gestion des quotas ».
Enfin, le ministre français a estimé que le plan national d'aide au secteur de la pêche (310 millions d'euros au total pour la restructuration, la modernisation, la recherche, la sécurité ou encore la formation) a été approuvé politiquement par la Commission « car nous avons respecté l'ensemble des contraintes de la politique européenne de la pêche et de la politique européenne de concurrence ». Mais « nous sommes bloqués sur les aides économiques que nous pouvons apporter à la profession sous le plafond de minimis », a expliqué Michel Barnier. (L.C.)