Bruxelles, 27/05/2008 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont exprimé, le 26 mai à Bruxelles, leurs vives préoccupations à propos de la situation d'insécurité en Somalie et, en particulier, de ses incidences néfastes sur la situation humanitaire et les droits de l'Homme dans le pays.
Dans ses conclusions, le Conseil réaffirme son engagement en faveur d'une approche globale pour un règlement durable de la crise somalienne, qui couvrirait à la fois ses aspects politiques, sécuritaires et humanitaires. L'UE est d'avis que seul un processus politique incluant toutes les parties prenantes qui renonceraient à la violence peut permettre une sortie de crise, rappelle le Conseil. Considérant que la Charte fédérale de transition est le seul cadre crédible permettant un processus consultatif ouvert, il appelle toutes les parties à entamer un dialogue constructif visant à élaborer la future Constitution somalienne qui devra être soumise en 2009 à un référendum ouvrant la voie à des élections.
Le Conseil salue à cet égard le processus de conciliation lancé par le gouvernement fédéral de transition tant au niveau local qu'avec l'opposition en exil. Il demande instamment que toutes les violations du droit international humanitaire et des droits humains soient officiellement dénoncées et instruites.
Saluant le travail de la mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM), il rappelle que l'UE et ses États membres sont disposés à rechercher de nouvelles sources de financement pour accroître encore leur soutien à l'AMISOM. Le Conseil, préoccupé par la recrudescence des actes de piraterie au large des côtes somaliennes qui non seulement entravent les actions humanitaires et le trafic maritime international, mais contribuent aux violations de l'embargo sur les armes décrété par les Nations Unies, attend avec intérêt l'adoption rapide d'une résolution du Conseil de sécurité pour s'attaquer à ce problème. (A.N.)