Brdo, 31/03/2008 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont discuté, samedi 29 mars à Brdo, de la situation au Tibet. L'UE demande la fin des violences et un traitement conforme aux normes internationales pour les personnes arrêtées. Elle insiste aussi sur la transparence de l'information et le libre accès de la presse au Tibet. « L'UE prend note du récent engagement public du Dalaï Lama en faveur de la non violence et de l'autonomie et pas l'indépendance du Tibet. Elle appelle à un dialogue substantiel et constructif sur des sujets clés comme la préservation de la langue tibétaine, la culture, la religion et les traditions. L'UE restera très attentive à la situation des droits de l'Homme en Chine », indique une déclaration de la Présidence slovène.
Benita Ferrero-Waldner a démenti samedi matin avoir menacé la Chine, comme l'indiquait une partie de la presse allemande. La commissaire européenne aux Relations extérieures a expliqué qu'elle avait appelé les autorités chinoises à la retenue et à ne pas utiliser la force contre des manifestants pacifiques. « Nous aimerions voir une réconciliation pacifique », a-t-elle dit en plaidant pour un dialogue entre les autorités chinoises et le Dalaï Lama. « Je n'ai jamais réclamé un boycott », a poursuivi Benita Ferrero-Waldner en estimant que les décisions sur la participation à la cérémonie d'ouverture pourront toujours être prises plus tard. (O.J.)