login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9632
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/balkans

Les Vingt-sept tentent de dégeler les relations avec la Serbie

Bruxelles, 31/03/2008 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l'Union européenne ont consacré une grande partie de leur réunion informelle, vendredi 28 et samedi 29 mars à Brdo, aux relations de l'UE avec les pays des Balkans. Dans une déclaration diffusée à l'issue de la réunion, la Présidence slovène réaffirme la perspective européenne de l'ensemble des pays de la région, sur la base de l'agenda de Thessalonique.

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont pris, samedi matin, un petit-déjeuner avec leur homologue serbe, Vuk Jeremic, renouant ainsi un contact de haut niveau avec Belgrade depuis qu'une majorité de pays de l'UE ont reconnu l'indépendance du Kosovo, proclamée le 17 février. « Malgré toutes les différences » avec l'UE, « nous restons déterminés à poursuivre sur la voie de l'intégration européenne », a déclaré M. Jeremic lors d'un point de presse après cette rencontre. « La Serbie va être membre de l'Union européenne. Dans quelques années - pas beaucoup d'années, peut-être quatre, cinq ou six ans », a-t-il ajouté, même si la Serbie va poursuivre son « combat diplomatique » pour « préserver son intégrité territoriale ». « Nous ne ferons aucun compromis quand il y va de notre intégrité territoriale », a-t-il prévenu. Le ministre serbe a quitté Brdo immédiatement après son point de presse, évitant ainsi de rencontrer le Premier ministre kosovar Hashim Thaçi, venu participer à la réunion ministérielle de l'UE. Lors de la réunion, le Premier ministre kosovar a insisté sur sa volonté de garantir les droits de tous dans un Kosovo multiethnique.

Les Vingt-sept ont longuement discuté de la signature de l'accord de stabilisation et d'association (ASA) avec la Serbie, qui se heurte encore au défaut de coopération des autorités de Belgrade avec le Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie. Plusieurs pays, dont la France, la Grèce, l'Autriche, l'Espagne et le Portugal, ont abondé en ce sens, exerçant une pression sur les ministres néerlandais et belge qui continuent de réclamer avec insistance l'arrestation des criminels de guerre. Selon un diplomate français, il faut « donner quelque chose de tangible aux Serbes avant les élections du 11 mai ». A quoi un diplomate belge réplique qu'il s'agit d'un discours redondant à chaque élection serbe et qu'il est essentiel d'obtenir une pleine coopération des autorités serbes avec le TPIY. « L'indépendance du Kosovo a une nature exceptionnelle, et à cette situation d'exception doit répondre une autre forme d'exception avec la signature de l'accord d'association avec la Serbie », estime-t-on cependant au Quai d'Orsay.

En marge de la réunion informelle, le commissaire européen à l'Elargissement s'est déclaré optimiste quant à la possibilité d'accélérer les différents processus d'intégration européenne des pays des Balkans. Tablant sur la signature de l'ASA avec la Bosnie-Herzégovine et même celui avec la Serbie encore avant la fin du mois d'avril, Olli Rehn a aussi espéré qu'un nom soit trouvé rapidement pour l'ancienne République yougoslave de Macédoine. (O.J.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE
SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE