Oslo, Copenhague et Londres sont les villes les plus chères du monde - Depuis la dernière édition de 2006, l'évolution de la valeur des devises a fait considérablement évoluer le classement des villes les plus chères du monde, révèle l'Union des banques suisses (UBS) dans un nouveau rapport. Les villes des Etats-Unis sont ainsi devenues très attractives, selon l'étude « Prix et salaires » réalisée en 2006 mais actualisée à la lumière des taux de change et d'inflation en 2007. Elle porte sur un panier de cent vingt-deux biens et services pondérés selon les habitudes de consommation d'Europe occidentale, et sur des données croisées sur les salaires, les retenues et le temps de travail. La forte dépréciation du dollar américain fait ainsi de New York, ordinairement citée pour ses prix élevés, une « destination encore plus abordable pour les acheteurs européens ». Les prix de Londres sont désormais de 26% plus élevés. « Le shopping aux Etats-Unis est désormais une option intéressante » pour les Français, les Espagnols ou encore les Allemands qui s'y rendent, constate l'étude. A contrario, les prix des villes de la zone euro s'envolent. Oslo reste la ville la plus chère du monde, suivie par Copenhague et Londres. Barcelone, au même niveau que Hong-Kong en 2006, est aujourd'hui 22% plus chère. Dublin s'est pour sa part hissée en trois ans de la treizième à la quatrième place, devant Zurich (5ème), Stockholm (6ème), Helsinki (7ème) et Genève (8ème). Les villes les moins chères se trouvent désormais dans le sud de l'Asie et en Amérique du Sud: Buenos Aires est presque aussi chère que Mumbai. Si l'on inclut les loyers, le classement est très différent: New York remonte au cinquième rang des villes les plus chères après Londres, Oslo, Dublin et Copenhague. L'évolution de l'inflation change également la donne. Au Venezuela, elle est devenue préoccupante (en hausse de près de 37% en valeur cumulée depuis 2006) et Caracas est aujourd'hui aussi chère que Singapour. Du côté des salaires, pas de surprise, ceux-ci étant plus stables que l'inflation. Les salariés de Copenhague, Oslo et Zurich restent les mieux payés (salaire brut). La dépréciation du dollar associée à l'inflation a fait perdre onze places à Chicago. Les New-Yorkais se retrouvent pour leur part seulement à la treizième place des revenus bruts. Les salaires moyens de Djakarta sont les plus faibles des villes étudiées, après ceux de Delhi, Manille et Mumbai. Comparés à ceux des cinq premières villes européennes, les salariés de Djakarta sont payés 95% de moins. En termes de pouvoir d'achat, loyers exclus, les salariés de Zurich, Genève, Dublin et Luxembourg sont ceux qui peuvent acheter le plus pour le nombre d'heures prestées. Une heure de travail à Dublin procure, par exemple, un pouvoir d'achat près de 28% supérieur à celui d'Amsterdam. Tandis que Londres dispose de 37% de pouvoir d'achat de moins que Zurich.