Bruxelles, 14/03/2008 (Agence Europe) - L'Union européenne (représentée par la Commission européenne) et la République Islamique de Mauritanie ont paraphé, jeudi 13 mars, un nouveau protocole à leur accord de partenariat dans le secteur de la pêche. Les possibilités de pêche et la contrepartie financière versées par l'UE aux autorités de ce pays sont revues à la baisse et les nouvelles dispositions de l'accord couvriront la période allant du 1er août 2008 au 31 juillet 2012.
Possibilités de pêche. Elles sont réduites de 25 % pour la catégorie céphalopodes (poulpes). Ainsi le nombre de navires autorisés à exploiter ces espèces passe de 43 à 32. Les possibilités de pêche diminuent de 10% à 50 % pour les navires qui traquent les espèces dites « démersales ». Le nombre de bateaux pouvant traquer les petits pélagiques (comme l'anchois) est diminué de 43 %, ce qui permet de ramener le tonnage global à 250 000 tonnes par an, contre 440 000 tonnes actuellement. L'effort de pêche des bateaux européens sur des espèces sensibles a ainsi été considérablement réduit par rapport au protocole actuel. En effet, les possibilités de pêche pour les céphalopodes ont, au total, été réduites de 55 % en moins de 2 ans. Les deux parties sont également convenues d'étudier les mesures techniques supplémentaires qui pourraient être décidées afin de faire diminuer l'effort de pêche global effectif. A noter que les droits de pêche restent identiques s'agissant des crevettes et des crustacés.
Contribution financière. La contribution financière de l'UE s'élève désormais à 305 millions d'euros sur la période de quatre couvrant le protocole, soit 76,25 millions d'euros par an (au lieu de 86 millions d'euros par an selon le protocole actuel), auxquels s'ajoutent les redevances pour les licences estimées à environ 15 millions d'euros par an. La part consacrée à encourager le développement du secteur national des pêches et à promouvoir une pêche durable dans les eaux mauritaniennes a été considérablement augmentée par rapport aux 10 millions d'euros par an prévus par le protocole actuel. Un montant annuel de 16,25 millions d'euros est désormais affecté pour soutenir les principaux axes de la nouvelle « stratégie de gestion du secteur des pêches et de l'aquaculture 2008-2012». Cet appui devrait bénéficier notamment au futur développement du secteur mauritanien et à la flotte nationale, en particulier le secteur artisanal.
Ce nouveau protocole répond mieux aux besoins de la Mauritanie en matière de développement durable de son secteur national des pêches et tient compte de l'évolution du profil de la flotte communautaire pêchant dans les eaux mauritaniennes, explique la Commission dans un communiqué de presse. Ces nouveaux arrangements permettent notamment de renforcer les investissements, y compris de la part d'entreprises européennes, dans le secteur des pêches mauritanien. (L.C.)