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Bulletin Quotidien Europe N° 9608
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/afrique/ape

L'UA a écrit à José Manuel Barroso pour demander la réouverture au plus haut niveau et sans délai des négociations sur les APE

Bruxelles, 22/02/2008 (Agence Europe) - Le groupe africain des ambassadeurs à Bruxelles se félicite de l'appel lancé par l'Union africaine (UA) à l'Union européenne pour rouvrir au plus haut niveau politique, et sans plus tarder, les discussions sur les accords de partenariat économique (APE), conformément aux conclusions du Sommet UE/Afrique de Lisbonne, en décembre dernier. A ce jour, toutefois, rien n'indique que, du côté européen, les préparatifs s'accélèrent pour mettre en œuvre cette promesse de Lisbonne.

Une source proche de la Commission européenne affirme qu'aucune date n'est encore fixée, dans l'agenda de José Manuel Barroso, pour l'organisation d'une réunion de haut niveau avec les dirigeants africains chef de file des négociations pour chacune des quatre régions africaines négociatrices du groupe ACP (Afrique/Caraïbe/Pacifique). Au sommet UE/Afrique, cette réunion de consultation au plus haut niveau avait pourtant été annoncée pour février 2008, en vue de faciliter la poursuite des négociations en tenant dûment compte des préoccupations de développement et d'intégration régionale des pays africains.

Dans un communiqué publié le 21 février, à l'issue d'une réunion consacrée à l'examen des décisions du dixième sommet de l'UA, le groupe africain des ambassadeurs à Bruxelles salue « la dynamique dans laquelle s'est engagée l'UA pour assurer la construction d'une Afrique unie, solidaire et intégrée » et se félicite vivement de la décision du Sommet de l'UA relative aux APE, laquelle demandait notamment « à l'Union européenne et à ses Etats membres de renforcer le mandat de négociation des APE de la Commission européenne afin de lui permettre de réaliser effectivement les objectifs de développement des APE ». Par la même occasion, l'UA exhortait les communautés économiques régionales et les groupes africains de négociation ayant paraphé des accords provisoires à « veiller à ce que les accord définitifs qui seront signés soient cohérents avec le projet d'intégration régionale ». En outre, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA réaffirmaient le mandat de la Commission de l'UA en « la chargeant de coordonner, de suivre et d'harmoniser les efforts des communautés économiques régionales », et exhortaient « les ministres de l'UA en charge du Commerce et les négociateurs africains à rester vigilants lors des prochaines étapes des négociations ». Les ministres de l'UA en charge du Commerce et des Finances étaient, eux, invités à « tenir dès que possible » une réunion préparatoire aux consultations UE/Afrique au plus haut niveau.

Le groupe africain des ambassadeurs à Bruxelles se dit particulièrement satisfait de la lettre qu'Alpha Oumar Konaré, président sortant de la Commission de l'UA, a adressée le 6 février à son homologue José Manuel Barroso, pour attirer son attention sur l'opportunité d'agir avec diligence pour la réouverture des négociations.

Dans leur déclaration, les ambassadeurs disent « espérer que la suite que la Commission européenne donnera à cette lettre sera favorable à la réouverture de ces négociations sur de nouvelles bases qui tiennent rigoureusement compte des stratégies de développement et d'intégration économique adoptées par le continent à travers l'acte constitutif de l'Union africaine ». L'UA procède actuellement à la rationalisation des organisations régionales africaines de manière à ce qu'un Etat appartienne à une seule organisation régionale à la fois (la CEDEAO, le COMESA, la SADC, la CEAC). « A défaut de pouvoir négocier entre l'UE et l'UA (l'UA n'a pas le contrôle des économies africaines), il faudrait au moins que les négociations puissent avoir lieu sous la coordination de l'UA ou en ayant à l'esprit sa stratégie pour promouvoir l'intégration », explique Cheikh Niang, de la représentation de l'UA à Bruxelles.

Des sources proches de José Manuel Barroso confirment avoir reçu et encodé, le 21 février, le courrier d'Alpha Oumar Konaré, mais la réponse n'est pas encore prête. (A.N.)

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