Bruxelles, 01/02/2008 (Agence Europe) - La Commission européenne devrait demander, lundi 4 février, à la Bulgarie et à la Roumanie de parvenir à de meilleurs résultats encore dans la réforme de leurs systèmes judiciaires et la lutte contre la corruption de haut niveau, a constaté une source européenne, faisant référence au rapport d'évaluation qui devrait être remis sur ces deux pays. L'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie le 1er janvier 2007 a été assortie d'une série de mesures d'accompagnement destinées à combler des lacunes dans plusieurs domaines parmi lesquels la réforme du système judiciaire et la lutte contre la corruption et la criminalité organisée. Ce suivi peut conduire à des sanctions, notamment par l'application de mesures de sauvegarde qui peuvent être prises dans un délai de trois ans, soit jusqu'à décembre 2009 (EUROPE n° 9335). « La Commission n'a pas le désir d'invoquer les clauses de sauvegarde contre eux », a confirmé une source européenne. Dans son rapport intérimaire, la Commission relève que la Bulgarie, mais surtout la Roumanie n'ont pas fait suffisamment d'avancées dans le traitement judiciaire des affaires de corruption de haut niveau. Pour la Bulgarie, le secteur de la lutte contre la criminalité organisée reste inquiétant. Quant à la Roumanie, c'est sur le terrain des réformes judicaires que le bât blesse. Lors du dernier rapport d'évaluation, qui date de juin 2007, les deux pays avaient réalisé certains progrès, notamment grâce à l'adoption de toute une série de législations (EUROPE n° 9456). Un nouveau rapport plus complet sera rendu au mois de juillet pour évaluer de nouveau la situation dans les deux pays. La Commission attend encore cette nouvelle date pour se prononcer sur l'éventuelle fin des évaluations. A noter que le conflit politique interne en Roumanie, qui concerne entre autres le président Traian Basescu et le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu, n'a pas facilité les réformes. (B.C.)