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Bulletin Quotidien Europe N° 9586
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/economie

La Commission examine une première série de programmes de stabilité ou de convergence

Bruxelles, 23/01/2008 (Agence Europe) - Les sept programmes de stabilité ou de convergence examinés mercredi 23 janvier par la Commission sont, pour la plupart, satisfaisants. La trajectoire budgétaire en Allemagne, en Finlande, au Luxembourg et aux Pays-Bas est « remarquable », ces Etats membres de la zone euro ayant tous atteint leurs objectifs à moyen terme, s'est félicité le commissaire aux Affaires économique et monétaires, Joaquin Almunia, dans un communiqué publié le même jour. Egalement saine en Suède, la situation budgétaire du Royaume-Uni et de la Hongrie inspirent en revanche plus de commentaires. Le risque qui pèse sur la viabilité à long terme des finances publiques de la Hongrie est élevé. Ce risque est moyennement élevé pour l'Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Royaume-Uni et faible pour la Finlande et la Suède, ajoute la Commission, qui prend en considération le niveau d'endettement actuel, le déficit ou l'excédent budgétaire actuel et les coûts estimés résultant du vieillissement démographique (le tout à politique inchangée). Le 30 janvier, la Commission examinera une deuxième fournée de programmes (ceux de la France, de l'Italie, de la Roumanie et de la Slovaquie sont prévus à ce stade). Ces différents programmes seront ensuite discutés lors du Conseil Ecofin du 12 février. Les autres seront examinés par la Commission en février.

Allemagne. En rétablissant l'équilibre budgétaire, l'Allemagne a atteint dès 2007 son objectif à moyen terme (OMT). La bonne croissance et l'affectation des recettes inattendues à la réduction du déficit plutôt qu'à de nouvelles dépenses ont permis ce spectaculaire redressement (le déficit était encore de 1,6% en 2006), souligne la Commission. Selon le programme de stabilité allemand pour 2007-2011, le pays devrait à nouveau connaître un léger déficit en 2008, avant de rééquilibrer le budget en 2009 et dégager des excédents en fin de période. Compte tenu de prévisions prudentes (Berlin anticipe une croissance de 2% en 2008 et de 1,5% les années suivantes), les risques pour la stratégie budgétaire sont neutres, selon la Commission, qui invite l'Allemagne à garder le contrôle des dépenses et à améliorer la situation des finances publiques à long terme (en poursuivant les réformes économiques et en renforçant les institutions budgétaires). De 65% du PIB en 2007, la dette reviendra à 63% en 2008 et à 61,5% l'année prochaine, estime par ailleurs Berlin.

Finlande. Le pays dépassera à nouveau son OMT (un excédent budgétaire de 2%) sur l'ensemble de la période couverte par son programme de stabilité actualisé (2007-2011). Sous l'effet du ralentissement de la croissance, qui passera progressivement de 4,4% en 2007 à 2,5% en 2010, la Finlande devrait dégager des surplus de 3,7% en 2008, 3,6% en 2009 et 2,5% en 2010 (après un excédent budgétaire de 4,5% en 2007). La dette, en réduction continue, atteindra 27,9% en 2011, contre 35,3% en 2007.

Luxembourg. Le Grand-Duché fera mieux que son OMT (un déficit de 0,8% du PIB) entre 2007 et 2010. Compte tenu des dernières révisions des chiffres budgétaires, le déficit s'est avéré moins prononcé que prévu. Les finances publiques luxembourgeoises sont excédentaires depuis 2006 (0,7% du PIB) et elles devraient continuer de dépasser assez largement l'OMT initialement prévu (avec un surplus de 1% en 2008 et autour de ce chiffre pour les années suivantes). Ce scénario semble plausible et les résultats budgétaires pourraient même s'avérer meilleurs, estime la Commission, qui recommande néanmoins de prendre des mesures, notamment en matière de retraites, pour lutter contre les effets du vieillissement de la population.

Pays-Bas. Le pays parviendra sans peine à atteindre son OMT sur la période 2007-2010. Si la politique budgétaire était procyclique en 2007 (en dépit d'une croissance de près de 3%, le déficit s'est élevé à 0,4%), la position pour 2008 est conforme aux exigences du Pacte de stabilité et de croissance, constate la Commission. En raison d'anticipations de croissance prudentes à partir de 2009 (1,75% de croissance), les Pays-Bas pourraient enregistrer de meilleurs résultats budgétaires que prévu (surplus de 0,5% du PIB en 2008, 0,6 l'année suivante et 0,7% en 2010). Le Conseil devrait inviter les Pays-Bas à améliorer la viabilité à long terme des finances publiques en opérant à l'assainissement budgétaire prévu dans le programme

Hongrie. Des mesures complémentaires pourraient être nécessaires pour se conformer aux exigences et revenir sous la barre des 3% à la fin de 2009. Le programme de convergence hongrois, qui couvre la période 2007-2011, prévoit un effort d'ajustement prononcé en début de période. L'objectif de Budapest est de ramener le déficit de 6,2% en 2007, à 4% en 2008, 3,2% en 2009 et 2,7% en 2010. Pour l'année écoulée, le chiffre annoncé est plus ambitieux que celui prévu dans le précédent programme actualisé de 2006, et semble réalisable pour la Commission, au regard notamment des recettes plus élevées que prévu. Ces dernières ne sont toutefois pas assurées en 2008 et la réalisation des objectifs à partir de 2009 reste incertaine si le programme de réforme n'est pas mené à bien. La dette continue d'approcher 65% du PIB, avant de se réduire à partir de 2009. Et la Commission de recommander au Conseil d'inviter la Hongrie: - à mettre en œuvre avec rigueur le budget 2008 en adoptant, si nécessaire, des mesures complémentaires ; - à modérer ses dépenses en continuant à renforcer ses règles budgétaires et son cadre institutionnel ; - à améliorer la viabilité à long terme de ses finances publiques en s'efforçant d'atteindre son objectif à moyen terme et en poursuivant la réforme de son système de retraite.

Royaume-Uni. Le risque de voir le déficit du pays dépasser le seuil des 3% du PIB dans un proche avenir s'accentue, de sorte que l'assainissement budgétaire, jugé insuffisant, doit être accéléré. Selon le programme actualisé britannique (pour 2007-2008 à 2012-2013), le déficit devrait atteindre 3% du PIB en 2007-2008 et 2,9% en 2008-2009. Si le programme prévoit un léger resserrement budgétaire à partir de 2008/2009, grâce à une augmentation progressive de la charge fiscale et d'une modération de la croissance des dépenses courantes, des risques pèsent toutefois sur la réalisation de ce scénario, estime la Commission dans un communiqué de presse. L'inquiétude provient essentiellement de la détérioration des perspectives macroéconomiques (de 3% en 2007-2008, la croissance devrait se tasser à 2% lors de l'exercice budgétaire à venir avant de remonter à 2,75% en 2009-2010). La trajectoire de la dette devrait rester à la hausse, avec 44,8% du PIB en 2008-2009, contre 43,9% lors de l'exercice précédent. Une baisse de la dette n'est prévue qu'à partir de 2011-2012. De fait, la viabilité des finances publiques britanniques est de niveau moyen, selon la Commission, qui recommande à Londres de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour améliorer notablement la position budgétaire à court terme (en particulier en 2008-2009) et d'accélérer le rythme de l'assainissement budgétaire sur la période de programmation (ainsi que de définir un objectif à moyen terme).

Suède. Ayant largement dépassé son OMT (un excédent budgétaire de 1%), la Suède devrait continuer à enregistrer des excédents budgétaires lors des prochaines années. De 3% en 2007, l'excédent devrait atteindre 2,8% en 2008 et 3,2% en 2009, indique la version actualisée pour 2007-2010 du programme de convergence présenté par Stockholm en novembre dernier. Des prévisions auxquelles la Commission souscrit pleinement, même si la position budgétaire pour l'année en cours semble être légèrement procyclique. La situation économique reste favorable en Suède puisque la croissance devrait s'élever à 3,2% cette année et encore 2,5% l'année prochaine. La dette continuera par ailleurs de baisser. Elle est passée de 47% en 2006 à 40% en 2007 et devrait se réduire d'environ 5 points de pourcentage lors de chacune des dernières années couvertes par le programme. (A.B.)

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