login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9501
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/agriculture

La Commission est invitée à corriger son projet de réforme du secteur du vin

Bruxelles, 13/09/2007 (Agence Europe) - La promotion de la qualité des vins européens devrait l'emporter sur une stratégie d'arrachage des vignes ou de libéralisation du secteur, ont estimé en substance, mercredi 12 septembre à Bruxelles, des représentants du secteur vitivinicole de plusieurs Etats membres, à l'occasion d'une audition publique organisée par la commission agriculture du Parlement européen. Ces experts se sont montrés très critiques sur les propositions de réforme de ce secteur, présentées le 4 juillet dernier par la Commission européenne.

« Nos objectifs de qualité doivent être le développement de la qualité, la politique de qualité et la reconquête des marchés », a lancé l'Italien Riccardo Ricci Curbastro, le président de la Confédération nationale des producteurs de vins de dénomination italiens (FEDERDOC). Il s'est opposé en particulier à l'idée de la Commission de mentionner, sur les étiquettes des vins de table, les cépages et l'année de récolte. « La solution aux problèmes ne réside ni dans l'abolition des pratiques traditionnelles, ni dans l'arrachage », a dit Péter Botos, de la Fédération internationale des vins et spiritueux (FIVS), pour qui il faudrait surtout récupérer les marchés perdus. Pedro Barato, président de l'association des jeunes agriculteurs espagnols (ASAJA), a suggéré l'introduction d'un soutien aux viticulteurs sous forme d'aide directe au revenu plutôt que l'aide à l'hectare proposée par la Commission.

Contrairement aux autres intervenants, Lord Sewel, auteur d'un rapport sur le vin à la Chambre des Lords britannique, s'est dit favorable au transfert de fonds du premier (aides directes et de marché) vers le second (développement rural) pilier de la PAC et à la fin des mesures de marché. Constant Infalt, directeur de la société coopérative « Les domaines de Vins Moselle », a reproché à la Commission de ne pas respecter « l'accord historique de 1999 » entre pays du nord et du sud sur l'ajout de sucre dans les vins (chaptalisation, que la Commission propose d'interdire à l'avenir). « La chaptalisation n'a jamais été un problème et il ne faut pas en faire un maintenant », a-t-il ajouté, soutenu par Astrid Lulling (PPE-DE, Luxembourgeoise), Christa Klass (PPE-DE, Allemande) et Csaba Sandor Tabajdi (PSE, Hongrois).

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES