Bruxelles, 01/06/2007 (Agence Europe) - Sous la houlette des responsables du Directoire de la Commission pour les énergies conventionnelles et du département « recherche » du secrétariat de l'OPEP, Heinz Hilbrecht et Hasan M. Qabazard respectivement, le Tour de table entre experts organisé mercredi à Bruxelles dans le cadre du dialogue énergétique UE/OPEP a en grande partie consacré ses travaux aux incidences des politiques énergétique, climatique et des transports - envisagées ou mises en œuvre - dans les pays consommateurs sur la future demande de pétrole et sur le niveau de l'offre et des capacités disponibles dans les pays exportateurs. Trois autres thèmes ont également été discutés lors de sessions distinctes: les perspectives énergétiques d'ici 2030, l'expansion des capacités de production et les mesures de stabilisation du marché.
Au final, le Tour de table a souligné l'importance de l'accès des pays pauvres aux services énergétiques modernes, ceux-ci contribuant à la réalisation des objectifs de développement du Millénaire.
Les deux parties ont également souligné l'importance de la diversification croissante dans les bouquets énergétiques, des pays de l'Union comme de ceux de l'OPEP, qui font davantage appel aux énergies renouvelables et aux biocarburants. La durabilité des biocarburants fut toutefois débattue, en particulier les effets potentiels de leur commerce à grande échelle et de l'utilisation de la biomasse à des fins énergétiques en termes de changements dans l'utilisation des terres, de concurrence avec les cultures alimentaires, de biodiversité et de concurrence pour les ressources aquifères.
En dépit de cet accueil favorable à la diversification renforcée des bouquets énergétiques, les parties ont toutefois noté que, selon tous les scénarios crédibles, le monde devrait continuer à compter sur le pétrole en tant que source d'énergie dominante pour stimuler la croissance économique et le progrès social. Elles ont en outre noté que, selon la plupart des institutions internationales crédibles, il y a assez de ressources pétrolières conventionnelles et non conventionnelles pour satisfaire la demande.
La protection de l'environnement, à l'échelle locale comme mondiale, était également au centre des discussions. Dans ce contexte, les parties ont souligné la nécessité de promouvoir les technologies énergétiques propres de combustibles fossiles. En s'appuyant sur les résultats du Tour de table de Riyadh en septembre dernier consacré à la technique de capture et stockage du carbone, elles ont par ailleurs souligné la nécessité de rendre cette dernière technologie commercialement viable, compte tenu de son rôle dans la limitation des émissions de gaz à effet de serre, et de coopérer étroitement pour favoriser son développement.
En matière d'expansion des capacités, les experts de l'OPEP ont souligné le risque de capacités inutiles découlant des incertitudes sur les niveaux futurs de demande pétrolière.
Enfin, les parties ont reconnu l'impact en aval de la chaîne pétrolière des politiques liées à l'environnement et à la production de carburants plus propres. Le Tour de table a également évoqué les progrès de l'étude conjointe UE/OPEP sur les besoins d'investissements dans le secteur du raffinage et le rôle de l'industrie du raffinage du pétrole sur des marchés pétroliers.
Les Vingt-sept et les pays exportateurs de pétrole se retrouveront au niveau ministériel le 21 juin à Vienne dans le cadre de la 4ème réunion de ce type depuis juin 2005. (eh)