Bruxelles, 01/06/2007 (Agence Europe) - En marge d'une conférence sur l'énergie de l'UNESCO à Paris, Andris Piebalgs a estimé jeudi que l'Union et la Russie devaient « travailler dans un cadre légal » qui régirait les relations entre les compagnies énergétiques européennes et russes et « s'assurer de respecter ce cadre ». « Il est évident que la Russie se satisfait du prix actuel de l'énergie et que (les Russes) veulent un prix juste pour leurs ressources énergétiques », a poursuivi le Commissaire à l'énergie. Interrogé sur la menace que représente le géant gazier russe Gazprom, il a estimé qu'il qu'il s'agissait d'« un groupe très puissant, mais qui ne sera jamais assez puissant pour constituer une véritable menace pour l'Union si le marché intérieur de l'énergie fonctionne bien ». Egalement présent à la conférence de l'UNESCO, le ministre russe de l'Energie Viktor Khristenko a pour sa part tenté de rassurer les Vingt-sept à la veille du sommet du G-8 d'Heiligendamm, où la sécurité énergétique et le climat seront un thème central. Le ministre russe a en particulier souligné que Moscou œuvre à respecter la déclaration du G8 sur la sécurité énergétique adoptée l'an dernier à Saint-Pétersbourg (EUROPE n° 9234). « L'industrie énergétique russe se développe (…) en conformité avec la déclaration du G8. Cela veut dire sécurité de l'offre et de la demande », a déclaré M. Khristenko, appelant les puissances occidentales à « arrêter de faire de la politique avec l'énergie ». Pour relativiser leurs craintes sur les restrictions à l'investissement étranger en Russie, M. Khristenko a par ailleurs souligné que les 40 années de bonnes relations entre fournisseurs russes et consommateurs européens et la forte hausse des investissements étrangers dans son pays apportent la preuve que ces craintes sont infondées. (eh)