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Bulletin Quotidien Europe N° 9406
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/regional

La « Charte de Leipzig » sur la ville européenne durable et l' « Agenda territorial de l'UE » au centre du Conseil informel de Leipzig en mai

Bruxelles, 13/04/2007 (Agence Europe) - Le ministre allemand des Transports et de l'urbanisme, Wolfgang Tiefensee, a invité, les 24/25 mai à Leipzig, les ministres responsables de l'aménagement du territoire et du développement urbain de l'UE pour débattre de l'avenir de la cohésion en Europe. A cette occasion, la Présidence allemande soumettra aux ministres deux documents: « la Charte de Leipzig sur la ville européenne durable » et « l'Agenda territorial de l'UE ». Ces deux documents devraient permettre d'élaborer de nouvelles formes de coopération dans le domaine complexe du financement, d'encourager les partenariats public-privé et de ne pas perdre de vue les normes écologiques, a noté le représentant du ministre Tiefensee, Ulrich Kasparick (secrétaire d'Etat parlementaire) le 12 avril devant la commission du développement régional du Parlement européen. Le Conseil informel de Leipzig ne devrait toutefois pas en rester à l'examen de ces deux documents: il débattra également de mesures très concrètes en vue d'en garantir un suivi par les Présidences portugaise et slovène de l'UE. « Si nous voulons des mesures et des objectifs mesurables, nous avons besoin d'une procédure de contrôle et de certification continue. Nous avons besoin d'un dialogue continu avec le PE, les parlements nationaux, les commissions parlementaires, régionales et locales concernées. Nous sommes très attachés à la pérennisation du processus du dialogue qui sera lancé à Leipzig », a précisé M. Kasparick. La Commission européenne sera représentée à Leipzig par Danuta Hübner. La Présidence a aussi invité plusieurs membres de la commission du développement régional du PE (tous les membres allemands) ainsi que des représentants des parlements nationaux, des ONG et de la société civile.

Contenu de la Charte de Leipzig et de l'Agenda territorial de l'UE proposé par la Présidence

Les deux documents sont disponibles sur le site de la Présidence: http://www.eu2007.de .

La Charte de Leipzig porte sur la stratégie du développement urbain intégré et durable ainsi que sur les champs d'intervention particuliers pour les zones urbaines déshéritées. Une planification intégrée du développement urbain est la condition indispensable à la réussite de la ville européenne durable, estime la Présidence. Les principaux axes d'action proposés sont: - le renforcement de l'économie locale et de la politique locale de l'emploi en tant que base du développement urbain durable ; - relancer le développement urbain durable par le biais de politiques proactives d'enseignement et de formation en faveur des enfants et des jeunes; - des transports urbains socialement responsables ; - l'intégration des migrants au niveau local.

L'Agenda territorial de l'UE est l'expression de la nouvelle politique européenne de cohésion territoriale, souligne la Présidence. Il ne s'agit pas d'harmoniser les styles de vie et les économies régionaux mais de tenir compte de la diversité et des potentialités des régions européennes qui, à l'avenir, devront travailler encore plus en réseaux, insiste-t-elle. L'Agenda propose des pistes: - soutenir toutes les régions de l'UE afin qu'elles puissent contribuer davantage à la croissance économique durable et la création d'emplois; - permettre aux régions de croissance de s'étendre via une mise en réseau des réseaux urbains ; - favoriser la coopération entre les milieux économiques, scientifiques, sociales et administratives pour développer leur région.

Echange de vues avec la commission du développement régional

Jeudi, devant les députés, M. Kasparick a estimé que la mise en œuvre de la Charte « exigera un dialogue entre tous les acteurs ». Il a insisté sur le fait que lors de la préparation de cette Charte, la Présidence s'est efforcée de tenir compte des propositions du PE et qu'elle tenait à ce que soit respectée la grande diversité des villes et des régions. « C'est là que se trouve l'expression du modèle social européen ». Pour maintenir cette diversité, « il faut créer des modèles d'intégration. Il faut une dimension d'intégration bien plus poussée qu'actuellement », a estimé le secrétaire d'Etat parlementaire qui pense que la Charte permettra d'avancer sur ce terrain (sur ce sujet, voir aussi les déclarations récentes du secrétaire d'Etat allemand aux affaires urbaines Englebert Lütke Dahldrup lors de la réunion du dialogue territorial sur la stratégie de Lisbonne en février, EUROPE n°9368). A Markus Pieper (PPE-DE, Allemagne) qui se demandait ce qu'on entend exactement par diversité régionale, M. Kasparick a expliqué que l'on peut constater dans certaines régions un exode rural prononcé mais aussi une croissance des villes. D'où la nécessité de faire avancer la coopération entre la ville et sa région. Pour cela, il faut mener un dialogue ouvert sur l'égalité des chances pour permettre ainsi à toutes les régions périphériques d'avoir un accès égal au savoir. Il faut aussi améliorer le dialogue sur le terrain avec les maires et les élus locaux, a-t-il souligné. « Les documents qui seront présentés à Leipzig sont des recommandations », a répondu M. Kasparick à Constanze Angela Krehl (PSE, Allemagne) en ajoutant: « Nous allons élargir la démarche intégrée et tenter de relever le niveau des petites villes mais aussi de toutes les villes, afin de rattraper le niveau des grandes métropoles qui sont très rapides dans leur développement. Le défi réside dans l'élaboration d'objectifs multiples en matière de recherche et développement, de partenariats entre recherche et industrie ». Cette approche intégrée est la clef de réussite d'une politique des villes au cœur des régions, a répondu M. Kasparick à Jean-Marie Beaupuy (ALDE, France). A Gisela Kallenbach (Verts, Allemagne) qui voulait savoir si les documents de Leipzig seront intégrés ou pas dans les cadres de référence stratégiques nationaux (CRSN) et les programmes opérationnels des régions, M. Kasparick a été très affirmatif: « Oui nous allons tenter cette intégration. Dans un premier temps, il faudra se mettre d'accord sur un même objectif, c'est-à-dire une approche intégrée. Ensuite, nous parlerons de la question des financements ». (gb)

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