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Bulletin Quotidien Europe N° 9406
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/economie

Joaquin Almunia met en avant les progrès visibles de l'économie européenne et l'importance de la relation transatlantique

Bruxelles, 13/04/2007 (Agence Europe) - Les réformes sont payantes mais l'Europe ne doit pas se reposer sur ses lauriers, a martelé jeudi Joaquin Almunia. Avant de participer ce week-end aux réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, le Commissaire chargé des affaires économiques et monétaires a estimé devant l'Institut Peterson pour l'économie internationale de Washington, qu'« alors que l'économie européenne a parfois été vue comme sous performante (…) tous les indicateurs montrent que l'Europe est dans un processus de transformation ». En attendant les prochaines prévisions de printemps, la Commission anticipe une hausse du PIB de l'UE de 2,7% en 2007. Le marché du travail se porte mieux, avec le taux de chômage le plus faible des quinze dernières années, et le taux de productivité a augmenté plus rapidement en Europe qu'aux Etats-Unis en 2006, pour la première fois depuis une décennie. « Le passage à une économie basée sur la connaissance semble être en bonne voie », s'est aussi félicité le Commissaire, rappelant que l'investissement privé dans la recherche en Europe avait augmenté de 5% en 2005 et que, pour la quatrième année consécutive, le déficit d'innovation de l'UE par rapport aux Etats-Unis s'était réduit. Si les intentions affichées se confirment, les dépenses de R&D augmenteraient ainsi de 1,9% du PIB en 2005 à 2,6% en 2010. « L'UE a fait des progrès pour moderniser son économie, mais d'autres efforts sont nécessaires », a néanmoins souligné M. Almunia, qui préconise notamment plus de concurrence dans les services de réseaux comme l'énergie, une meilleure intégration des marchés financiers et des réformes équilibrées des marchés du travail.

Un approfondissement des relations avec les Etats-Unis est « un must », a-t-il par ailleurs ajouté, alors qu'Européens et Américains se retrouveront le 30 avril prochain à Washington pour un Sommet UE/Etats-Unis où la question du marché transatlantique sans entraves sera notamment à l'ordre du jour. Et d'insister: « Il y a encore des bénéfices substantiels à tirer de part et d'autre d'une réduction des barrières qui séparent nos économies. C'est important pour notre prospérité mutuelle et peut engendrer un bénéfice global en facilitant l'accès au marché pour des pays tiers, pour autant que nous restions engagés en faveur du multilatéralisme ». Américains et Européens représentent à eux deux près de 60% du PIB mondial et 40% du commerce mondial et sont, l'un pour l'autre, le partenaire économique le plus important. En termes d'investissement aussi leur relation est sans comparaison. Ainsi, l'investissement total américain en Chine l'an dernier représentait seulement 25% de ce qu'il était pour la seule Belgique. (ab)

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