Bruxelles, 11/04/2007 (Agence Europe) - La Commission européenne a adopté, mardi 10 avril, une communication concernant l'examen à mi-parcours de la stratégie relative aux sciences du vivant et à la biotechnologie (2002-2010). Dans ce texte, qui peut être consulté sur Internet (http: //ec.europa.eu/enterprise/phabiocom/index_en.htm), la Commission propose de mettre un accent particulier sur cinq actions prioritaires interdépendantes concernant spécifiquement les biotechnologies: - promouvoir la recherche et le développement de marchés pour les bioproduits et améliorer l'adoption de nouvelles technologies, y compris la génération de connaissances dans le cadre du 7e programme-cadre pour la recherche ; établir des partenariats public-privé pour mobiliser des fonds en vue de financer la recherche ; explorer les initiatives à la pointe du marché concernant des bioproduits éco-efficaces ; - favoriser la compétitivité en facilitant l'innovation et le transfert de connaissances des milieux scientifiques vers l'industrie, y compris le développement de bonnes pratiques en matière de licences des ressources génétiques ; améliorer les liens entre les organismes de recherche et l'industrie ; faciliter le mécanisme de brevetage pour les petites et moyennes entreprises (PME); envisager des mesures incitatives pour les jeunes entreprises innovantes ; - encourager des débats de société éclairés sur les avantages et les risques des sciences du vivant et de la biotechnologie ; - veiller à ce que les biotechnologies modernes apportent une contribution durable à l'agriculture et utiliser le potentiel des sciences végétales pour des applications énergétiques et environnementales, notamment pour remplacer les procédés chimiques et les combustibles fossiles (sur les aspects agricoles, voir autre nouvelle) ; - améliorer la mise en oeuvre de la législation et son incidence sur la compétitivité. Les charges administratives inutiles pesant sur la recherche et l'industrie doivent être identifiées et éliminées. La réglementation doit encourager - et non entraver - l'innovation. La coordination stratégique doit être améliorée, en particulier sur les questions transversales et sur les nouveaux dossiers.
Dans un communiqué, la Commission rappelle que dans l'UE, l'industrie des biotechnologies emploie quelque 96 500 personnes. Les entreprises européennes ont tendance à se développer lentement et sont tributaires des financements extérieurs pour leur recherche et développement. Il est souvent difficile de lever des montants de capital-risque suffisants et le système européen de brevets reste onéreux, en particulier pour les PME. La Commission rappelle aussi que l'investissement dans la recherche en biotechnologie et sciences du vivant s'accélère au niveau mondial et que de nouveaux concurrents apparaissent dans des pays comme la Chine, le Brésil ou l'Inde. (oj)