Bruxelles, 13/03/2007 (Agence Europe) - Le Haut Représentant de l'UE pour la Pesc, Javier Solana, en visite lundi à Beyrouth, a déclaré à la presse locale qu'il cherchera, lors de sa visite mercredi à Damas, à obtenir un « changement d'attitude » de la Syrie à l'égard du Liban. M. Solana avait reçu mandat du récent Conseil européen de se rendre au Liban, en Arabe saoudite et en Syrie pour aider à la recherche d'une issue à la crise libanaise. Depuis trois mois, l'opposition organise des manifestations pour faire tomber le gouvernement Siniora et empêcher la constitution d'un tribunal international suite à l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafiq Hariri, proche de l'Arabie saoudite, un assassinat que d'aucuns n'hésitent pas à attribuer à Damas. La visite de M. Solana en Syrie est une surprise relative car plusieurs ministres européens s'y sont déjà rendus et les Etats-Unis ont enfin accepté de renouer le dialogue avec Damas.
M. Solana a rencontré lundi Fouad Siniora, le Premier ministre, Saad Hariri, principal opposant à la Syrie, et aussi Nabih Berry, président de la Chambre, avec lesquels il a évoqué les tentatives de conciliation menées sous l'égide de l' Arabie saoudite. « Pour nous, l'indépendance du Liban est un facteur très important pour la stabilité de la région », a dit M. Solana qui se serait livré, selon la presse à des « discussions franches et cordiales », notamment sur le tribunal international et le trafic d'armes. Les encouragements divers prodigués aux Libanais ont favorisé les contacts directs, notamment entre MM. Hariri et Berry. On en attend des résultats tangibles avant le Sommet arabe qui aura lieu le 28 mars à Riyad. M. Solana a plaidé pour une issue de la crise « sans vainqueur ni vaincu ». La presse syrienne retient des déclarations de M. Solana à Beyrouth qu'il « visitera la Syrie cordialement vu que l'Union européenne croit que la Syrie est un pays important dans la région et qu'elle est l'un des pays du bassin méditerranéen », note l'agence de presse du pays, Sana. (fb)