login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9385
Sommaire Publication complète Par article 14 / 33
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/economie

L'OCDE appelle à la prudence sur les taux d'intérêt

Bruxelles, 13/03/2007 (Agence Europe) - La croissance mondiale devrait se rééquilibrer en 2007, a constaté Jean-Philippe Cotis, économiste en chef de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui met aussi en garde les Banques centrales américaines, européennes et japonaises contre un relèvement intempestif des taux d'intérêt.

Le fléchissement constaté aux Etats-Unis devrait se poursuivre au premier trimestre 2007, pour lequel l'OCDE anticipe une croissance de 0,5%, contre 1,4% à la même période l'année de 2006. Une faiblesse largement imputable au ralentissement du secteur immobilier, selon M. Cotis, qui présentait mardi à la presse les perspectives économiques de l'OCDE. Avec une croissance modérée à court terme, il ne semble pas utile « de recommencer à relever les taux pour l'instant ».

Du côté de la zone euro, l'appel est implicite. La reprise solide se confirme, même si elle « devrait ralentir un peu au premier trimestre » (à 0,6%), après avoir atteint 2,8% en rythme annuel pour l'ensemble de l'année dernière. Une croissance qui devrait néanmoins profiter du bon moral des chefs d'entreprise et à une accélération des créations d'emplois, souligne M. Cotis, qui estime que « dans la mesure où l'inflation a été moins élevée que prévu dans la période récente, les perspectives concernant la stabilité des prix ne semblent pas inquiétantes ». Les différentes hausses intervenues depuis décembre 2005 dans la zone euro ont « largement » retiré le caractère « accommodant » de la politique monétaire, a aussi jugé M. Cotis. A l'issue de la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE la semaine dernière, Jean-Claude Trichet avait estimé que la politique restait « du côté accommodant » (EUROPE n° 9382).

Pour le Japon, l'OCDE a revu à la baisse la croissance en 2006, à 2,2% contre 2,8% auparavant, et attend maintenant 0,5% au premier et au deuxième trimestre 2007. « La seule solution pour les autorités japonaises est de maintenir les taux aussi bas que possible afin de sortir de la déflation, même si cela crée des problèmes pour les marchés financiers », a ainsi expliqué Jean-Philippe Cotis. Inquiets du niveau atteint par l'euro face au yen, les Européens apprécieront, sans s'attendre à un nouveau resserrement monétaire de la Banque du Japon. La situation sur les marchés boursiers s'étant un peu stabilisée après la récente tourmente boursière, l'attractivité du yen pour des opérations de 'carry trade' pourrait également se poursuivre, en dépit des appels à la prudence du G7 et du FMI, constatent les observateurs. (ab)

Session plénière du Parlement européen

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
SUPPLEMENT