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Bulletin Quotidien Europe N° 9383
JOURNEE POLITIQUE / (eu) conseil europeen/declaration de berlin

Des divergences subsistent sur la possible référence aux futurs élargissements et au débat constitutionnel

Bruxelles, 09/03/2007 (Agence Europe) - Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE sont parvenus jeudi soir à un consensus sur l'orientation générale d'une grande partie de la « Déclaration de Berlin » que les présidents des trois institutions communautaires - Conseil, Commission, Parlement - adopteront le 25 mars prochain à l'occasion du 50ème anniversaire de la signature du Traité de Rome, mais des divergences subsistent sur certains aspects de la partie la plus importante du texte: celle qui traitera des défis à venir et de l'avenir, notamment institutionnel, de l'Union. En revanche, les Vingt-sept sont sur une même longueur d'onde pour dire que la déclaration devra rappeler aux citoyens les « valeurs européennes » et les « réussites » de l'intégration européenne au cours des cinquante dernières années. La Présidence allemande estime en tout cas avoir reçu du Conseil européen un « mandat » pour rédiger un projet de texte. « Nous sommes maintenant libres d'écrire » la déclaration, a déclaré la chancelière Angela Merkel jeudi soir devant la presse. « Il existe un consensus total entre nous tous selon lequel la Déclaration de Berlin devra être une déclaration aux citoyens et devra être comprise par tout le monde », a-t-elle souligné. Le langage utilisé « ne sera pas celui des conclusions d'un Conseil européen », mais un langage simple et compréhensible qui devra réellement atteindre les citoyens et leur rappeler les « réussites » et « défis » de l'Union, a dit Mme Merkel. Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker est du même avis: la déclaration doit être « courte, lisible et capable d'aller directement au cœur des citoyens ».

Parmi les réussites citées figureront aussi la monnaie unique (ce point n'a pas été remis en cause, même pas par les Britanniques), les différentes vagues d'élargissement qui, à chaque fois, ont constitué un « enrichissement » pour l'intégration européenne, notamment celle de 2004 vers l'Europe centrale et orientale qui a scellé la « victoire de la démocratie sur les dictatures » communistes, a souligné Mme Merkel. La Pologne et les autres nouveaux pays membres ont beaucoup insisté sur cet aspect.

Quant à la partie du texte qui sera consacrée à l'avenir de l'Union, il existe un consensus entre les dirigeants pour mentionner des sujets tels que l'énergie, le changement climatique, la compétitivité de l'Europe face à la mondialisation, la méthode communautaire et le modèle social européen, « mais il subsiste aussi des éléments controversés », a admis Mme Merkel. Parmi ceux-ci figure notamment la future politique d'élargissement de l'Union et sa relation avec la réforme institutionnelle de l'UE. « Les Etats membres ont des divergences de vues sur la relation entre l'intégration et les élargissements futurs », a expliqué Mme Merkel. Plusieurs pays, notamment la France, ne souhaitent pas que la poursuite de l'élargissement soit mentionnée comme un objectif sans être directement subordonnée à une réforme préalable et approfondie de l'UE. De l'autre côté, certains autres pays - le Royaume-Uni en tête - poussent pour que l'Union affirme plus librement sa disponibilité à garder la porte ouverte à d'autres adhésions. Pour Jean-Claude Juncker, il est « très probable » que les futurs élargissements seront mentionnés, « mais tout dépendra de la formule ». Car, insiste-t-il, « si on veut dire, sans nuance, que l'élargissement continuera à l'avenir, alors, dans ce cas, il faudra aussi citer le Traité constitutionnel » et les nécessaires réformes qu'il apporterait. « L'élargissement et l'approfondissement vont ensemble, ce sont les deux faces d'une même médaille », souligne M. Juncker.

Même si Mme Merkel n'a pas soulevé cette question devant la presse, il semble désormais acquis que le terme « Constitution » ne figurera pas dans la Déclaration de Berlin. « Il ne sera pas possible de faire à Berlin le travail sur la Constitution qui devra être fait lors du Conseil européen de juin », a souligné M. Juncker. (hb)

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