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Bulletin Quotidien Europe N° 9373
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/emploi

Par la voix du Portugal et de la Finlande, le Conseil a mis en exergue la nécessité d'« articuler les objectifs sociaux et d'emploi en conformité avec la stratégie de Lisbonne renouvelée »

Bruxelles, 23/02/2007 (Agence Europe) - La situation de l'emploi en Europe s'améliore. A en croire le Commissaire Vladimir Spidla, « la croissance en Europe n'a jamais été aussi bonne. Malgré le fait que l'on dénombre encore actuellement 17 millions de chômeurs dans l'UE, ceci constitue un progrès par rapport à il y a deux ans où ils étaient 25 millions. Autre fait positif: d'ici 2008, 8 millions d'emplois supplémentaires seront créés ». C'est en ces termes que le Commissaire a introduit le débat qu'ont tenu, ce jeudi, les ministres des Affaires sociales et de l'Emploi, réunis à Bruxelles sous la présidence de Franz Müntefering (voir EUROPE n°9372). Afin de poursuivre sur cette pente ascendante, les ministres ont entériné une quinzaine de messages clés pour le Sommet européen de printemps, parmi lesquels on trouve la nécessité de moderniser le modèle social européen, de garantir un meilleur fonctionnement du marché du travail par le biais de la « flexicurité », de renforcer la cohésion sociale, de moderniser les systèmes de retraite et les systèmes de protection sociale, de lutter contre la pauvreté des enfants et de garantir l'accès de tous à des soins de santé à long terme et de qualité.

Pour faire avancer les objectifs dans le domaine social, « il faut une approche intégrée des politiques sociales. Le modèle social européen est une des caractéristiques de nos sociétés et économies pour aider les citoyens à faire face aux défis à venir. Tout en respectant les différences entre Etats membres, l'UE a un rôle spécifique à jouer », a déclaré le ministre portugais et futur Président du Conseil EPSCO, José Vieira Da Silva, en présentant la contribution conjointe du Portugal et de la Finlande au débat. « Pour la légitimité sociale de l'UE, il faut articuler les objectifs sociaux et d'emploi en conformité avec la Stratégie de Lisbonne renouvelée », a-t-il ajouté en insistant sur le lien existant entre cette stratégie et la protection sociale. Pour le ministre portugais, il faut une « articulation plus forte entre économie, protection sociale et emploi ». Parmi les messages-clés, le Portugal et la Finlande soutiennent particulièrement les suivants: - accroître l'adaptabilité des entreprises et des salariés ; - garantir une qualité de vie à une population qui vieillit ; - revoir les modèles sociaux nationaux par le biais de minima sociaux, et investir dans ces modèles et dans leurs composantes: dialogue social, politiques actives d'emploi et apprentissage tout au long de la vie. La ministre slovène Marjeta Cotman, qui succédera à la Présidence du Conseil après le Portugal, a mis en exergue l'interdépendance des politiques d'intégration sociale, de l'emploi et de la compétitivité et indiqué qu'en 2008, la Présidence slovène de l'UE poursuivra le travail sur la flexicurité et le modèle social européen. Pour relancer l'emploi, il faut « éviter une exclusion en masse du marché du travail, aider à accéder au marché de l'emploi, renforcer la mobilité sur le cycle de vie, et garantir la flexicurité », a enchaîné le président du Comité de l'emploi, Maarten Camps. Pour lutter contre la pauvreté, « première priorité », la présidente du Comité de la protection sociale Elise Willame a demandé que des « stratégies globales soient mises en place en matière d'accès à une éducation de qualité, au logement, à la reconnaissance des droits des enfants ».

« Mettre l'accent sur le développement de l'enfant et réduire de 10% le décrochage scolaire d'ici 2010, développer l'enseignement des sciences et des technologies » est primordial pour l'Irlande . « La nécessité d'un ancrage social dans toutes les politiques européennes, le fait que la politique sociale doit être plus visible, plus ressentie par les citoyens ne doivent pas être perdus de vue », a estimé la France. « Nos réformes ne doivent pas transformer nos travailleurs en assistés », a averti la République tchèque pour qui « concilier vie familiale et professionnelle est essentiel ». Pour l'Autriche, « il faut continuer sur la voie d'une plus grande compétitivité, d'une relance de l'emploi et la flexicurité nous mène sur la bonne voie ». L'Italie a insisté sur la nécessité d'avoir des normes sociales minimales au niveau européen. L'Espagne s'est faite le chantre de « la coordination entre les comités de l'emploi, de la protection sociale et de la politique économique ». Le Luxembourg a mis l'accent sur « trois priorités: l'approche basée sur le cycle de vie, le fait que personne ne doit se retrouver en marge du marché du travail et l'investissement dans la formation ». La modernisation des politiques sociales et de l'emploi était au cœur des préoccupations de la Roumanie et de la Hongrie. Le Royaume-Uni a plaidé pour « une Europe sociale qui apporte un appui ferme aux citoyens » et appelé à « plus de justice sociale, de cohésion sociale ». L'équilibre entre les domaines social et économique, la lutte contre la pauvreté des enfants, la nécessité d'avoir des systèmes de pension adéquats, le respect des valeurs sociales ont retenu l'attention de Malte et de la Belgique.

En conclusion, Franz Müntefering a notamment relevé que: (1) la dimension sociale européenne est un objectif commun, « même si on sait que le social relève du national » ; (2) la pauvreté et l'exclusion sociale, surtout des enfants, est un très grand problème. La question économique joue un rôle important dans nos pays sur ces points et nous devrons donc y revenir lors du Conseil EPSCO des 30 et 31 mai prochains ». (gb)

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