Bruxelles/Rabat, 12/02/2007 (Agence Europe) - Les pays du Maghreb prennent le parti de la Libye dans l'affaire des infirmières bulgares et du médecin palestinien accusés d'avoir volontairement inoculé le virus du sida à des enfants hospitalisés à Benghazi. Le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union du Maghreb Arabe (UMA, Maroc, Algérie, Tunisie, Libye et Mauritanie), réuni samedi 10 février à Rabat, a, selon l'agence de presse marocaine, fait état de sa "préoccupation face à la campagne menée par des médias et associations européens contre la justice libyenne", en référence à la campagne internationale de protestation lancée tant au niveau institutionnel que par d'éminentes personnalités de l'UE et de ses Etats membres, à la suite de la confirmation de la condamnation à mort des infirmières et du médecin . Cette campagne "ne repose sur aucun fondement juridique ni moral", soulignent les ministres maghrébins qui appellent "toutes les parties, particulièrement européennes", à "adopter une attitude positive vis-à-vis de cette affaire dans sa dimension humaine et celle relative aux droits de l'Homme, loin de toute politisation". Ils appellent également à "fournir tout ce qui est de nature à atténuer l'impact de ce drame à travers la mise à disposition de médicaments et de soins en faveur des enfants qui sont toujours en vie" et à "contribuer à l'indemnisation des familles des victimes, au lieu de mettre en cause la justice libyenne". (fb)