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Bulletin Quotidien Europe N° 9364
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/omc/doha

M. Mandelson dit au Conseil ne pas avoir épuisé toutes les marges de manœuvre dans son mandat de négociation - Christine Lagarde prône une révision des paramètres du round

Bruxelles, 12/02/2007 (Agence Europe) - Faisant le point sur les négociations de Doha deux semaines après la réunion de Davos (EUROPE n° 9354), Peter Mandelson a estimé lundi devant les ministres du Commerce de l'Union, réunis à Bruxelles, que l'avenir du round se joue désormais au Congrès américain. C'est en effet l'organe législatif américain qui devra donner ou non son aval à la prolongation du mandat de négociation de l'administration Bush, le Trade Promotion Authority. C'est également lui qui doit discuter, puis valider avant la fin de l'année, le projet de loi d'orientation agricole américaine pour les dix prochaines années, le Farm Bill, proposé le 31 janvier dernier par l'administration Bush (EUROPE n° 9357). Dans ce contexte, devant le Conseil, M. Mandelson n'a pas hésité à souligner la position « défensive » des Etats-Unis, désormais condamnés à bouger en matière de subventions agricoles. L'Union se trouve, en revanche, « en très bonne position dans la négociation », a-t-il par ailleurs estimé. Et pour cause: elle seule a clairement fait part, à ce stade, de possibles flexibilités pour son offre agricole si ses partenaires font de nouvelles concessions, les Etats-Unis en agriculture et les pays émergents du G-20 sur les tarifs frappant les produits industriels (NAMA). La Commissaire à l'Agriculture « Mariann Fischer Boel et moi sommes convaincus que nous pouvons négocier dans le mandat actuel sans que cela se traduise par un engagement unilatéral de notre part », a affirmé M. Mandelson, assurant n'avoir « pas épuisé toute la marge de manœuvre possible » dans l'offre européenne à l'OMC d'octobre 2005. Ce serait donc « une erreur tactique que nos partenaires nous voient hésiter », a-t-il conclu, ajoutant que ce ne serait « pas une solution » de laisser filer jusqu'à l'été ou l'automne une possible percée vers un compromis sur les modalités en agriculture et sur les NAMA.

Faute de concessions suffisantes des Etats-Unis et du G-20, la ministre française du Commerce s'est toutefois montrée sceptique lundi sur les chances de succès du round. Devant le Conseil, Christine Lagarde a notamment souligné le « risque que toutes les flexibilités que l'Union montre soient empochées par ses partenaires sans qu'ils ne mettent rien sur la table ». S'exprimant devant la presse avant la réunion, Mme Lagarde s'est dite préoccupée par la tactique de la Commission: « depuis octobre 2005, nous devons toujours tout débloquer, maintenant nous devons aider les Etats-Unis, je trouve cela étonnant », a-t-elle estimé. Mme Lagarde s'est aussi inquiétée du possible « glissement de calendrier vers les mois de septembre ou d'octobre » annoncé par Mme Fischer Boel à l'issue de son voyage à Washington. Dans ce contexte, Mme Lagarde a estimé nécessaire de « faire une vraie pause » dans les négociations pour en « revoir les paramètres comme l'environnement, le rôle des pays émergents et la finalité des grandes productions agricoles » compte tenu du changement de la situation géopolitique mondiale depuis le lancement du round de Doha en 2001. (eh)

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