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Bulletin Quotidien Europe N° 9364
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/bei

La Banque européenne d'investissement entend désormais prendre davantage de risques

Bruxelles, 12/02/2007 (Agence Europe) - Se félicitant la semaine dernière de la « belle augmentation » des ressources propres de la Banque européenne d'investissement (BEI) (voir EUROPE n°9362), son président, Philippe Maystadt, a annoncé que la BEI entendait désormais « prendre plus de risques », conformément à la stratégie arrêtée par les gouverneurs en 2005. A cette fin, la Banque déploie actuellement des efforts sur plusieurs fronts: adaptation de sa politique de crédit, mise à jour régulière des systèmes de classement des prêts et de tarification des risques, développement de nouveaux indicateurs, élaboration de nouveaux instruments financiers et alignement de la gestion des risques sur les meilleures pratiques bancaires.

Tout d'abord, la BEI finance des projets en prenant plus de risques grâce à une révision de sa politique de risque de crédit. Celle-ci consiste, par exemple, à assouplir les conditions minimales d'acceptabilité des nouvelles opérations ou à réduire les « security requirements ». En d'autres termes, la Banque adapte sa politique de crédit et ses systèmes de notation des prêts et de tarification des risques, afin de soutenir des projets prioritaires en acceptant un profil de risque plus élevé. Les modifications apportées récemment aux lignes directrices de la politique de la Banque en matière de risques de crédit incluent l'abaissement des exigences minimales de notation pour les banques, les entreprises et les collectivités locales, l'allongement de la durée des prêts pour les entreprises, l'élargissement des limites par contrepartie, la diminution des exigences en termes de gages financiers et l'assouplissement des conditions applicables aux nouvelles opérations de financement sur projet.

Les systèmes de classement des prêts et de tarification des risques de la Banque sont en outre régulièrement mis à jour, avec, en parallèle, une actualisation des probabilités de défaillance et des taux de recouvrement, ce qui, selon la BEI, « s'est traduit par un meilleur alignement de la tarification des prêts avec le marché et un élargissement des possibilités de prise de risque »

La BEI développe de nouveaux indicateurs permettant de suivre plus finement l'évolution de sa prise de risque. Le plan d'affaires pluriannuel de la Banque s'est vu adjoindre un nouvel indicateur correspondant au pourcentage de nouvelles signatures à l'intérieur de l'Union qui entrent dans une catégorie de classement égale ou inférieure à B-, lequel complétera l'indicateur de qualité du portefeuille existant pour fournir une vision plus précise du profil de risque de l'activité de prêt.

La BEI élabore aussi de nouveaux instruments en collaboration avec des partenaires (banques, FEI, Commission européenne, etc.) permettant une répartition des risques reflétant mieux les compétences et les rôles de chacun. Autrement dit, elle met au point de nouveaux mécanismes « porteurs de valeur ajoutée », sous la forme de prêts ou garanties, et d'autres instruments complexes impliquant une prise de risque plus élevée (en particulier en exploitant les possibilités offertes par le Mécanisme de financement structuré (MFS) en matière de financements mezzanine et d'emprunts obligataires à haut rendement pour les projets relevant de la recherche-innovation) ou de produits avec partage de risques à l'intention des PME.

La Banque aligne également sa gestion des risques sur les meilleures pratiques bancaires, en s'alignant de manière volontaire sur les recommandations du Comité de Bâle traduites dans la directive européenne sur l'adéquation des fonds propres et, en développant un système d'évaluation interne de la notation de crédit de ses emprunteurs (« internal rating »), la Banque démontre sa volonté de suivre les meilleures pratiques bancaires en terme d'identification et de gestion des risques, de tarification et de reporting.

Enfin, la BEI développe un Indicateur de Risque et de Rentabilité Interne (IRRI) permettant de mesurer la contribution économique de ses opérations, en incluant de façon explicite le « coût » du risque. L'IRRI est défini comme la différence entre la contribution du prêt associée à l'opération (revenu d'intermédiation plus credit risk pricing) et le coût global du prêt (credit risk cost plus coûts administratifs). (ol)

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