Bruxelles, 02/02/2007 (Agence Europe) - La Commission européenne a lancé le 10 janvier un appel d'offres publié au JO du même jour pour l'élaboration d'une « étude sur les meilleures pratiques de coopération entre les autorités et la société civile, visant à prévenir la radicalisation violente». Cette étude, qui devra être bouclée dans un délai de neuf mois, servira mieux « définir et combattre les facteurs qui contribuent à la radicalisation violente » en y impliquant la société civile. Cette coopération « revêt aujourd'hui une très grande importance», surtout, contre ce qui peut contribuer au «recrutement des terroristes ». Elle appelle à se focaliser sur la forme de terrorisme qui est la plus d'actualité. «Bien que l'Europe ait connu différents types de terrorisme dans son histoire, la menace principale vient actuellement d'un terrorisme nourri d'une interprétation abusive de l'Islam». Cet appel est dans la logique de la communication de septembre 2005 et avalisée par le Conseil en décembre de la même année, qui affirme que «les gouvernements ne sont pas en mesure, isolément, de faire face à ce problème». Elle y soulignait la nécessité de «rallier (à cette lutte) la population, et en particulier les musulmans, en Europe et au-delà» et elle met l'accent sur la nécessité «de donner aux voix modérées la possibilité de se faire entendre en nous engageant aux côtés des organisations musulmanes et des groupes de croyants qui rejettent la vision dénaturée de l'islam» proposée par des organisations ou des personnes radicales violentes ».
Depuis 2005, la Commission a recensé diverses politiques européennes existantes qui pourraient jouer un rôle important dans la résolution de ce problème. Ce n'est, affirme-t-elle, qu'une « première contribution à l'élaboration d'une stratégie et d'un plan d'action de l'UE sur la radicalisation et le recrutement des terroristes » que la Commission entend ainsi soutenir «par une orientation efficace de ses politiques et notamment en investissant dans la recherche». Dans cette perspective, elle a lancé un premier projet pilote intitulé «lutte contre le terrorisme» et créé un groupe d'experts sur la radicalisation violente, composé d'universitaires de diverses disciplines scientifiques et chargé de conseiller la Commission sur les actions à mener dans le but de l'aider à mieux cibler ses politiques. Ce groupe a déjà commencé à travailler et trois études ont été lancées en mars 2006, l'une sur les facteurs qui peuvent engendrer ou modifier les processus de radicalisation violente, chez les jeunes en particulier; une deuxième sur les convictions, les idéologies et les discours des personnes radicales violentes; et, enfin, sur les méthodes employées par les personnes radicales violentes pour encourager le soutien au terrorisme et recruter de nouveaux adeptes. Les résultats de ces trois études sont attendus avant la fin de l'année 2007. (fb)